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 [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]

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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mar 24 Avr 2012 - 12:34

Alors que je m’apprêtais à décrocher, je m’arrêtais brusquement, assailli par un sentiment désagréable, une sorte de gêne profonde dont je connaissais très bien l’origine. Il s’agissait exactement du même sentiment que j’avais eu au spatioport, bien que cette fois il soit plus faible, comme atténué par la distance. Abandonnant le PLX qui de toute façon se montrait trop encombrant pour être transporté jusqu’à la base en courant, je repris une nouvelle fois mes jumelles et balayait le canyon.

Le TB-TT détruit attirait bien sur l’essentiel de l’attention, et les silhouettes blanches qui s’affairaient autour afin d’essayer d’aider leurs blessés ressemblaient presque à des jouets à cette distance. La panique s’emparait des impériaux qui ne savaient même pas d’où venait la brusque attaque qui les privait de leur atout maître. Habitués à écraser aisément toute opposition, ils se retrouvaient brutalement confrontés à la dure réalité de la guerre. Mieux préparés, ils auraient laissé le TB-TT et se seraient déployés en tirailleurs afin d’essayer de nous localiser… mais heureusement, les stormtroopers sur cette planète manquaient d’entrainement et ils n’osaient pas trop s’éloigner du gros de la troupe.

Je continuais à fouiller l’horizon de mes jumelles, à la recherche de cette silhouette encapuchonnée vue au spatioport, ce sith ou ce jedi noir qui aidait les impériaux, mais rien. Pas trace de sa présence, et pourtant je sentais la présence non loin d’un adepte côté obscur. Restait à espérer qu’il serait attiré dans le canyon et que cela nous laisserait le temps de fuir. Habitué à me dissimuler dans la Force, je savais qu’il ne pouvait ressentir ma présence comme je sentais la sienne, et cela nous donnait une chance de ne pas devoir l’affronter.

Me retournant, je cherchais du regard Ariyà mais elle avait disparu. Bon sang, où avait-elle filé ? Et où était MacKney ? Je m’apprêtais à regagner directement la base en espérant les y retrouver lorsqu’un tir de blaster se fit entendre non loin de moi. Une patrouille impériale avancée ! Il ne pouvait y avoir d’autre explication, Ariyà et MacKney devaient avoir fait une mauvaise rencontre. Bien conscient que le bruit risquait d’attirer d’autres impériaux, je pris ma course dans les bois vers l’origine du tir.

La scène que je découvris en débouchant dans une petite clairière ne ressemblait en rien à ce à quoi je m’attendais. Une Ariyà désarmée gisait au sol en se tenant la joue face à un MacKney rigolard qui pointait sur elle son blaster. Les évènements depuis le matin se remirent d’un coup en place, je compris qui venait de tirer et pourquoi. La colère devant une attitude aussi aberrante face à l’ennemi me rendit furieux, et je fonçais sur le rebelle, utilisant la Force pour accélérer encore ma vitesse. Ill n’eut pas le temps d’ajuster son blaster vers moi que déjà je lui bloquais le poignet.


Espèce de…

Un direct en pleine mâchoire lui déchaussa plusieurs dents. Enragé, je le rouais de coups, passant sur cet imbécile toute ma colère et ma frustration. Me repoussant d’un crochet du gauche, le rebelle tenta de récupérer son blaster, mais je fus plus rapide et ma botte s’abattit violemment sur sa main, lui brisant net les doigts. Parfaitement conscient de ce que je faisais, j’avais mis la dose et ce fut avec une certaine satisfaction que je l’entendis hurler de douleur. Pas très chevaleresque comme attitude, et nul doute que les maîtres du Conseil auraient désapprouvé, mais MacKney avait réussi à me mettre vraiment de mauvaise humeur.

J’aurais pu passer de longues minutes à démolir méthodiquement ma victime, mais je restais conscient de la précarité de notre position. Sur un dernier coup qui assomma net le rebelle, je revins vers Ariyà et lui tendit la main pour l’aider à se relever.


Filons ! Les impériaux vont arriver d’une minute à l’autre.

Déjà on entendait à proximité le bruit de pas des stormtroopers approchant.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mar 24 Avr 2012 - 15:08

    Le rire de MacKney me glaçait le sang, j’eus à peine conscience du tir de blaster, mais j’avais retrouvé à peu près tous mes moyens quand un boulet de canon percuta de plein fouet le chef rebelle. Je regardais totalement surprise la lutte qui se déroulait sous mes yeux, sans même penser bouger un pouce. Le craquement de doigt que j’entendis me fit monter l’estomac au bord des lèvres, mais je détournais la tête et cherchais du regard mon arme. J’avais la joue cuisante et je sentais le sang battre à mes tempes, mais on ne devait pas traîner là. Havan se planta devant moi et me tendit la main pour m’aider à me relever. Sans même hésiter je plaçais mes doigts dans sa paume et me redressais tant bien que mal. Des petites étoiles parsemèrent mon champ de vision l’espace de quelques secondes mais je fus bientôt totalement apte à gambader dans les bois. Havan commençait déjà à s’élancer vers la base alors qu’on entendait approcher les troupes impériales. Je le rattrapais et lui attrapais le bras.

    - Pas par là… Ils trouveraient la base trop vite. Faut les entraîner ailleurs.

    Sans même un regard vers MacKney, je tirais une dernière fois sur le bras d’Havan pour l’orienter vers le nord-ouest. La base était derrière nous et si nous voulions qu’ils aient une chose de terminer l’évacuation il fallait qu’on prenne le risque de s’approcher un peu trop des impériaux. Mais à deux nous avions un peu plus de chance de nous cacher.
    Courant à travers bois, nous ne faisions guère attention à atténuer les bruits de notre fuite, l’important c’était de filer le plus rapidement possible pour mettre le plus de distance entre eux et nous. La forêt s’éclaircie bientôt et nous fûmes à nouveau sur les bords du canyon. Sans vraiment regarder ou nous allions et tenant toujours fermement la sangle de mon sac sur mon épaule, je vis une petite pente se dessiner droit devant. Ce chemin nous faisait descendre dans le canyon, près des impériaux, mais pour le moment il était de l’autre côté d’un éboulis de pierre, nous n’avions donc quasiment rien à craindre.

    La pente était raide mais je ne freinais que légèrement ma descente au risque de me rompre le cou en cas de chute. Une fois en bas, couverte de poussière je me tournais pour voir ou en était Havan. Lorsqu’il fut à côté de moi, je repris mon observation et cherchais une suite à notre fuite.
    Le canyon zigzagué au milieu de pic rocheux et de petits tas d’éboulis. Je n’entendais plus les troupes impériales, mais en même temps j’étais assourdie par ma respiration haletante et le tambourinement de mon cœur. D’un signe de la main, je montrais à Havan la direction opposée à l’arche effondrée. Il fallait qu’on s’éloigne de la zone rapidement, d’autant plus que nous étions maintenant à découvert. Je commençais à regretter mon idée de descendre dans le canyon lorsque je vis un gros tas de roche et derrière un trou...
    Sans même réfléchir davantage j’attrapais la manche du contrebandier et l’entraînais littéralement droit dans le mur. Poussant un soupir de soulagement, je pénétrais dans un long tunnel au plafond bas creusé dans la roche. Ce n’était guère rassurant mais cette grotte naturelle pourrait nous cacher suffisamment longtemps pour que les stormtroppers nous oublie. Dès qu’Havan fut entré à ma suite, je m’activais à masquer l’ouverture avec les quelques roches qui se trouvaient dans la grotte.

    Un rayon de soleil perçait à travers le seul trou que j’avais laissé, éclairant faiblement la petite cavité. Le coin au fond était sombre et devait continuer encore un peu sous la montagne, mais je n’avais guère envie de m’y aventurer. M’appuyant contre la paroi je tentais de retrouver un rythme respiratoire normal.


    - Il vaut mieux que nous attendions la nuit avant de sortir de là… J’espère que vous n’avez formé personne à conduire le Gozanti…sinon on est coincé là !

    Aussi surprenant que cela puisse paraître…je me mis à rire en tentant de faire de mon mieux pour ne pas trahir notre présence. Voilà ce qui arrive quand les nerfs lâchent !
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mer 25 Avr 2012 - 8:07

Éviter la base, oui. Ariyà venait de m’empêcher de commettre une grossière erreur en emmenant nos poursuivants droit sur un itinéraire d’accès mal défendu. Rude coup à l’orgueil pour moi qui quelques minutes avant me moquait intérieurement du manque de professionnalisme des stormtroopers, je venais de me prendre à mon propre jeu. Décidément l’entrainement ne manquait pas que du côté de l’empire, et mes réflexes du temps de guerre se rouillaient. Heureusement que la jeune femme ne perdait pas son sang froid et qu’elle avait su garder son calme et sa lucidité malgré la trahison de MacKney.

Courant dans les bois, zigzaguant entre les arbres, nous filions en plein à l’opposé de la base en emmenant avec nous les patrouilles avancées impériales. J’ignorais qui commandait la force d’attaque mais il allait sous peu avoir la fâcheuse surprise de constater que ses premières lignes allaient rattraper son arrière-garde elle-même bouchonnée dans ses flancs. Le temps qu’il remette de l’ordre dans tout ce bazar et qu’il positionne ses troupes dans la bonne direction, les rebelles auraient une chance de fuir.

Guidé par Ariyà, je déboulais dans le canyon où gisait le TB-TT détruit. Le risque de rester à découvert étant bien trop grand, nous nous repliâmes dans une grotte naturelle où nous pourrions rester cachés le temps que l’agitation ambiante se calme quelque peu. Alors que nous reprenions notre souffle dans le noir, la jeune femme me demanda si les rebelles savaient piloter le Gozanti, craignant apparemment qu’ils ne nous laissent là dans leur fuite.


Je ne les ai pas formés, mais l’équipe de Keshif comprend un ancien pilote de cargo qui sait le piloter. Ils partiront en dernier de la base si nous ne sommes pas revenus mais ne pourront quitter la planète, j’ai verrouillé l’hyperpropulseur du Gozanti sur commande vocale. Un échec d’identification entrainera l’effacement de toute coordonnée hyperspatiale.

Il s’agissait là d’un vieux réflexe de contrebandier pour le cas où le vaisseau tomberait entre de mauvaises mains. J’avais confiance en Keshif et je savais où il devait mener son groupe de guérilla, mais je préférais prévoir le cas où ce serait l’empire qui mettrait la main dessus. Inutile de les laisser récupérer les routes hyperspatiales que nous avions empruntées vers Ghorman, cela pourrait mettre en danger d’autres bases rebelles. Et intérieurement, je craignais fort que nous ne puissions pas revenir à temps pour embarquer à bord du Gozanti.

Les heures passèrent sans que le rythme des patrouilles ne ralentisse. Sans mot dire, Ariyà et moi comprenions que l’empire devait avoir atteint la base et que notre voie de sortie se fermait. Des tirs de blaster avaient longuement retenti dans le lointain mais désormais seul un silence inquiétant régnait sur le plateau. D’un ton morne, je murmurais :


Il va falloir trouver un autre moyen de filer. Rejoindre la base serait trop risqué, je doute qu’il y reste un vaisseau et je n’ai pas spécialement envie de retomber sur ce sith.

Recommandant à Ariyà de rester dans la grotte, je me mis à fouiller dans mon paquetage et j’en sortis d’un air triomphant un garrot d’étrangleur. A cette époque du blaster à outrance, les commandos eux-mêmes en oubliaient que les vieilles méthodes de combat rapproché restaient valables, enseignement que j’avais tenté la semaine précédente de faire passer aux rebelles. Quittant la grotte à pas de loup, je remontais discrètement les pans du canyon pour partir en « chasse ».

La nuit était tombée et l’absence de lune serait mon alliée. Au loin je voyais des feux de campement près de la base rebelle, signe que l’empire tenait désormais les lieux. M’embusquant derrière un arbre, j’attendis. Mon attente ne fut pas bien longue car un stormtrooper vint bientôt patrouiller ma zone. Apparemment, les officiers impériaux voulaient continuer à quadriller la zone pour s’éviter d’autres surprises comme celle de l’arche de pierre. Lorsque le soldat passa à côté de l’arbre, je quittais ma cachette et lui passait prestement le garrot autour du cou.

L’armure impériale n’est pas correctement couverte à ce niveau. Le casque assez bas au niveau du menton protège certes des tirs, mais je savais comment glisser le garrot. Surpris, le soldat se débattit mais je n’en étais pas à mon premier essai. Pivotant sur moi-même et posant un genou à terre, je hissais le stormtrooper sur mon épaule afin que ses pieds ne touchent plus le sol. Sur un dernier gargouillis et un dernier frémissement, le soldat eut l’élégance de trépasser rapidement.

Camouflant le corps sous un buisson, je repris ma veille, et moins d’un quart d’heure après un deuxième cadavre en armure blanche rejoignit le premier. La partie la plus compliquée fut de trainer les deux stormtroopers jusqu’à la grotte, et je dois avouer que pour les descendre au fond du canyon j’utilisais mes dons de télékinésie. J’aurais pu les balancer par-dessus bord, mais je tenais à ce que leurs armures soient en bon état pour la suite de mon plan.

Lorsque j’arrivais dans la grotte en trainant mes deux colis, Ariyà me jeta un regard un peu surpris. Commençant à ôter l’armure des soldats, je la regardais avec un grand sourire et lui proposais :


Ma chère Ariyà, que diriez-vous d’intégrer les forces impériales ?

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mer 25 Avr 2012 - 12:08

    Les heures s’écoulaient avec une lenteur énervante et bizarrement ni Havan ni moi ne cherchèrent à rompre le silence qui s’était installé dans la grotte. Non pas que j’étais contre une agréable petite conversation, mais les derniers évènements auraient forcément fait dévier le sujet sur MacKney et à l’heure actuelle, j’étais incapable d’en parler sans trembler comme une feuille. Tout en surveillant que personne ne s’approchait de notre cachette, je m’y a profit le temps libre pour faire le tri dans mes pensées.
    Notre mission sur Ghorman était quasiment terminée, il nous suffisait de vérifier que les rebelles avaient pu évacuer la base à temps, la suite s’écrirait dans l’Histoire de leur planète et ils en étaient les seuls maîtres. Havan et moi n’avions plus rien à faire ici, donc, une fois le Gozanti récupéré nous pourrions regagner la flotte rebelle. Il prendrait son argent, retrouverait son vaisseau et disparaîtrait au fin fond de la galaxie à des années lumières de moi et de l’Alliance.
    Et comment lui en vouloir ? Il avait été entraîné dans une guerre sans qu’on lui demande son avis, il participait à des combats et actuellement il risquait sa vie pour une cause qui n’était pas la sienne. Et même si j’avais appris à l’apprécier cela ne changeait rien au fait qu’il devait encore l’avoir mauvaise contre moi. Bon sur ce point là je ne pouvais rien faire de plus, la suite dépendrait de notre fuite de Ghorman et nous étions loin d’y être. Maintenant…abordons le cas MacKney. Certes j’avais subis une agression violente et j’étais encore choquée par ce qui s’était passé mais je réalisais que je l’étais encore plus à cause de ce qui aurait pu se passer. Si je n’avais pas réussi à attraper mon blaster, si je n’avais pas pu le faire sortir de ma chambre, si Havan ne lui avait pas foncé dessus dans la forêt… Il y avait beaucoup de si, mais chacun d’eux me nouait l’estomac. Il me suffisait de passer mes doigts sur ma joue meurtrie et douloureuse pour me confirmer que ce cauchemar avait bien été réel.

    Havan me sortit de mes réflexions en me faisant part des siennes. J’étais entièrement d’accord avec lui mais je ne voyais guère de solution à notre problème. Je n’avais franchement pas envie d’élire domicile dans cette grotte aussi charmante soit-elle et regagner le camp rebelle était une très mauvaise idée. Depuis le temps, les impériaux avaient déjà du installer leur base provisoire. Au bout d’une minute je vis le contrebandier s’activer dans son sac et quitter la grotte en me conseillant de rester là. Piquée au vif je faillis le suivre juste pour protester contre son machisme, mais sans trop savoir pourquoi je lui obéis et restais appuyée contre la paroi. Il ne m’avait pas mise dans la confidence de son plan alors autant le laisser faire et attendre de voir ce qu’il aurait à me dire après.

    Au moindre bruit à l’extérieur je tendais l’oreille, attendant de le voir revenir d’une minute à l’autre. Mais il fut bien plus long que prévu et lorsqu’il revint enfin je faillis lui crier dessus tellement j’étais inquiète pour lui, cependant la présence de deux stormtroopers assommés, voir même mort me cloua le bec illico. Je le regardais, totalement surprise, attendant une explication qui éclairerait ma lanterne. Et lorsque celle-ci arriva enfin, je lui adressais un sourire éclatant ! C’était une idée génial !


    - J’avais justement envie de changer de camp ! C’est l’occasion ou jamais !

    Je m’activais alors pour l’aider à retirer le reste d’armure. Lorsqu’il fallut les mettre sur nous l’opération fut légèrement plus compliqué mais à force de frustration et d’éclats de rire étouffés, nous fumes bientôt parfaitement équipés et le résultat était…. stupéfiant.
    Heureusement que la nature m’avait doté de quelques centimètres de trop sans quoi ma taille aurait pu surprendre. L’armure était tout de même trop grande pour moi et je profitais de la zone où avait du se trouver les abdos en béton du précédent propriétaire pour glisser mon sac en toile contre mon ventre. Une fois parait, je quittais la grotte et nous primes la route de la base rebelle. Dans la nuit je me penchais légèrement vers Havan et lui murmurait, amusée :


    - Si on ne s’en sort pas vivant, je tiens à vous dire que grâce à vous je me serais follement amusé le dernier soir de ma vie ! Quel est votre plan pour la suite ?
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mer 25 Avr 2012 - 13:22

Bon sang, comment diable faisaient les impériaux pour y voir avec ces casques qui vous obstruaient la majeure partie du champ de vision ? Pestant contre la rigidité de l’armure qui ne convenait pas à mon style de combat plutôt axé sur la souplesse, j’enfilais l’armure du plus grand des deux stormtroopers tandis qu’Ariyà s’équipait avec l’autre. A moins de nous observer de près, personne ne pourrait deviner que les deux soldats qui quittèrent la grotte d’un pas réglementaire ne faisaient pas réellement partie de l’armée impériale.

Lorsqu’Ariyà me demanda quel était mon plan, je répondis, amusé :


Je n’en ai aucun. On fonce dans le tas et on file à bord du premier vaisseau venu.

Cette fois, impossible de prévoir ce qui nous attendait, il faudrait improviser en fonction de ce sur quoi nous allions tomber. Je doutais qu’il reste le moindre vaisseau rebelle mais deux navettes de classe lambda étaient passées au dessus du canyon en direction de la base une heure plus tôt, et si le besoin s’en faisait sentir je saurai en piloter une. L’idée de filer avec un vaisseau impérial ne manquait pas de charme et je me repris à croire en une issue heureuse. Plus tard, je râlerai sans doute sur le bazar dans lequel je me retrouvais, mais sur le coup je me sentais incroyablement vivant.

Plus nous approchions de la base rebelle plus nous nous retrouvions face à des signes de violents combats. Des tourelles de défense automatiques gisaient éventrées et le sol portait encore la trace de nombreux impacts de blasters. Pas de doute, les rebelles avaient chèrement vendu leur position et les impériaux avaient du payer leur avance au prix fort.

La chance devait être avec nous, car les stormtroopers de faction à l’entrée de la base rebelle ne nous arrêtèrent pas. Le nombre de patrouilles envoyées aux environs devait les avoir découragé d’effectuer un contrôle systématique des accréditations. D’expérience, je savais d’ailleurs que le soldat moyen n’arrêtera jamais quelqu’un qui semble mieux savoir que lui ce qu’il fait là, règle particulièrement vraie sous l’empire où se trouver sur le chemin d’un commando en mission spéciale est fortement déconseillé.

Nous avions un avantage sur les impériaux, celui de parfaitement connaître la base. Nous glissant par le bunker de guet, nous empruntâmes un tunnel qui débouchait directement dans le hangar désert. J’eus tout d’abord un sourire en voyant les navettes lambda sagement rangées là, puis je palis sous mon casque et je posais ma main sur le bras d’Ariyà en lui désignant le fond du hangar et la massive silhouette qui apparaissait derrière les navettes.

Le Gozanti se trouvait toujours là !

Avançant à pas de loups, nous pûmes réussir à nous cacher derrière un tas de caisses et avoir une vue imprenable sur la rampe d’accès au croiseur. Et là deuxième surprise fut encore plus violente que la première : MacKney se tenait là, aux côtés du sith entrevu au spatioport. Je sentis Ariyà trembler, bien que j’ignore que je sache si c’était de colère ou de peur, à cette vision, mais je lui fis signe de ne surtout pas bouger.


Beau travail MacKney, cette base est désormais à nous.
Ce fut un plaisir d’aider l’empire, seigneur Oxious.

Je me maudis intérieurement de ne pas avoir compris plus tôt. Son attitude désinvolte au spatioport, l’arrivée de l’empire, son opposition à quitter la base et à abandonner le système centralisé de commandement, ses vaines recherches pour trouver l’espion... depuis le début il nous menait en bateau ! J’ignorais à quel moment MacKney avait changé de bord, mais il ne faisait aucun doute qu’il était de mèche avec ce Darth Oxious depuis déjà longtemps.

Cependant, votre échec à vous débarrasser de l’envoyée de l’Alliance et du contrebandier puis votre retour tardif n’ont pas permis d’empêcher l’évacuation de la majorité des rebelles. Mis à part ce croiseur, tous les autres vaisseaux ont réussi à fuir.
Je ne...
Silence ! Après nous avoir ouvert les portes, vous n’avez pas non plus eu le temps d’empêcher ce Keshif d’alerter ses camarades de votre double jeu avant que je ne le tue. Désormais nous avons ces petits groupes éparpillés et là où j’espérais que vous pourriez les amener à se découvrir, il va me falloir les traquer et les éliminer un par un.
Je...
Silence j’ai dit ! Si vous aviez bien accompli votre mission, tous les rebelles seraient morts et cette Ariyà serait à l’heure actuelle interrogée par mes soins. Êtes-vous conscient que par votre faute nous avons perdu une occasion de connaître les membres hauts placés de la rébellion ? Les sénateurs qui en sous-main appellent à renverser l’empire ?

MacKney ne tentait même plus de répondre. Pour un peu, j’aurais eu pitié de lui. Faire affaire avec les adeptes du côté obscur est un jeu très dangereux comme il s’en rendait compte désormais. D’une voix glaciale, le sith reprit :

Nous avions laissé la rébellion se développer sur cette planète afin de capturer un émissaire de l’Alliance et remonter jusqu’à ses chefs. Par votre faute ce plan a échoué, et l’empereur n’admet pas l’échec.

La lame rouge jaillit et la tête de MacKney vola dans les airs. Mais ce n’est pas cela qui me choqua le plus. Les dernières paroles du sith trottaient dans ma tête en hurlant.

L’empereur…

Palpatine vivait donc encore ? Son assassinat quelques mois plsut ôt, son remplacement par une politicienne de son entourage ne faisaient-ils donc partie que d’un vaste plan issu de son esprit machiavélique ?


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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Jeu 26 Avr 2012 - 11:31

    D’abord mal à l’aise dans la lourde armure, j’avais finis par m’habituer à son poids et j’avançais maintenant avec cette même démarche presque robotisée des autres stormtroopers. Après la petite minute d’angoisse lorsqu’on fut enfin à découvert près de la base, je me sentis plus sereine. Les soldats ne faisaient nullement attention à nous, et c’est presque sans surprise qu’on se retrouva dans le hangar quasi désert. Quand mon regard glissa sur le Gozanti, je sentis une boule en travers de ma gorge. Si le vaisseau était encore là, ça signifiait que tous les rebelles n’avaient pas quitté la base. Peut-être que les derniers avaient attendu notre retour … par malchance ils avaient accueillis les troupes de l’Empire. Mais où étaient-ils maintenant ? S’ils étaient retenus prisonniers quelque part dans la base, nous ne pouvions pas les laisser aux mains des agents impériaux…
    Havan me fit signe de le suivre et discrètement nous nous glissâmes derrière des tas de caisse à quelques mètres à peine du Gozanti. Qu’envisageait-il ? Qu’on fonce droit dans l’appareil et qu’on décolle sans histoire ?
    Cette idée toute bête fut balayée lorsque je vis le sith debout près de la rampe d’accès. A côté de lui… MacKney. Une irrésistible envie de me jeter sur lui m’envahit. Me forçant à respirer calmement, je remis le baster à ma ceinture et tentais de me contrôler. Le tuer n’était pas une mauvaise idée, mais attirer l’attention du sith…. Ça c’était autre chose !

    Les voix nous parvenaient clairement et j’écoutais les paroles du dénommé Oxious. Il me donnait froid dans le dos et sa voix caverneuse et profonde avait de quoi effrayé le plus courageux des soldats. D’ailleurs MacKney n’en menait pas large, et encore moins lorsque sa tête vola dans les airs. Les lames rouges du sabre laser disparurent en émettant ce léger vibrato sonore caractéristique de cette arme.
    Tassée derrière les caisses je tentais de réaliser ce qu’il venait de dire… L’Empereur ? Le Sith ne pouvait pas avoir fait d’erreur, ce qui signifiait que Palpatine était toujours vivant, caché quelque part, tirant les ficelles de l’Empire à sa guise. Il fallait à tout prix transmettre cette information à l’Alliance, mais comment quitter cette planète sans éveiller de soupçon ? La base grouillée de stormtroopers et ce sith était bien décidé à mettre la main sur nous…


    - Si on arrive à attirer le sith loin du Gozanti, on pourra faire décoller le vaisseau et quitter cette planète. Vous aviez eu le temps de réparer si je me souviens bien et le bouclier devrait protéger l’appareil des tirs assez longtemps pour qu’il soit hors de portée.

    En face de nous se trouvait la petite porte qui menait à la salle de réunion que nous avions quitté le matin en espérant fuir cette base dans les heures suivantes. J’entraînais Havan avec moi et après avoir vérifié dans chaque recoin qu’il n’y avait personne je verrouillais la porte. Retirant le lourd casque qui commençait à me taper sur les nerfs, je dégageais rapidement le sac de toile que j’avais planqué dans mon armure. J’en sortis une toute petite boite métallique. Je savais parfaitement ce qu’il y avait à l’intérieur, chaque membre de l’Alliance en recevait une lorsqu’il partait en mission. Et la pilule contenue à l’intérieur risquait de mettre très utile.

    - Si l’empereur est toujours vivant il faut absolument mettre au courant l’Alliance. Cette information est d’une importance capitale. Je vais sortir de la base, me débarrasser de cette armure et attendre le premier soldat venu pour me faire capturer. Vous l’avez entendu comme moi, le sith veut m’interroger et pendant qu’il sera occupé avec moi, vous aurez le champ libre pour faire décoller le Gozanti.

    Malgré le sacrifice que cela impliquée, j’étais déterminée. Ce n’était pas maintenant qu’il me fallait avoir peur, j’aurais tout le temps de trembler une fois entre les mains du sith. Je tendis mon sac en toile à Havan, il contenait tout ce que j’avais de plus précieux dans cette galaxie, si je devais mourir entre les mains des agents de l’Empire, je ne voulais pas que le sabre laser de mon père soit entre eux leurs mains. Havan n’aurait qu’à confier mes affaires à Mom Mothma.

    - Rejoignez la flotte de l'Alliance et prévenez Mom Mothma....et, remettez lui mes affaires..
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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Jeu 26 Avr 2012 - 13:06

Je suivis Ariyà jusqu’à la salle de réunion, encore sous le choc des révélations involontaires du sith. Palpatine, vivant ? Je savais que l’ancien chancelier suprême était un maître dans l’art de la manipulation, mais la raison qui pouvait l’avoir poussé à simuler son propre décès m’échappait. S’agissait-il d’une feinte visant à cacher une blessure ou une faiblesse temporaire ? Non, hypothèse peu vraisemblable, déjà par le passé l’empereur disparaissait dès fois pendant des mois pour se rendre dans ses bases secrètes du noyau profond. Vador et les Moffs pouvaient alors parfaitement tenir l’intérim, or cette fois se révélait différente avec l’intronisation d’une impératrice. Pourquoi ce petit jeu ?

Tentant de me mettre à la place du seigneur noir et repensant à sa façon de manipuler les pions dans l’ombre, je fus interrompu par Ariyà qui me demanda de porter cette information capitale à l’Alliance tandis qu’elle retiendrait l’attention du sith. Me remettant son sac, elle m’indiqua qu’il fallait le remettre à Mom Mothma, la dirigeante rebelle. Comprenant ce qu’elle avait en tête, je me récriais :


Pas de ce genre d’héroïsme avec moi, Ariyà ! Je ne vous ai pas accompagné jusqu’ici pour vous lâcher maintenant.

Fuir en l’abandonnant ? Havan le contrebandier au service des hutts aurait sans doute pu agir ainsi, mais je n’arrivais pas à m’y résoudre. Je ne savais que trop bien ce que Darth Oxious pouvait réserver comme traitements à la jeune femme et je savais aussi que je ne pourrais plus jamais me regarder dans un miroir si j’acceptais son idée. Je ne doutais pas un instant de sa détermination à se sacrifier si nécessaire, et pour la première fois depuis des années je ressentis de la honte face à la vraie détermination, face au vrai courage que j’avais renié.

Laissez-moi réfléchir Ariyà, laissez-moi réfléchir.

Nous étions seuls dans le hangar avec le sith. Après avoir tué MacKney, il s’était dirigé vers les ordinateurs de contrôle, probablement pour tenter d’identifier les coordonnées de fuite des vaisseaux rebelles et ainsi réussir à les traquer. Par chance, aucun soldat ne se trouvait présent, probablement car Darth Oxious désirait travailler tranquillement sans être interrompu par des problématiques militaires sans intérêt à ses yeux.

Un plan se formant dans ma tête, je saisis les poignets d’Ariyà et le lui expliquais rapidement à voix basse.


Il n’y a pas beaucoup de stormtroopers sur cette base, la plupart patrouillent les environs ou tentent de dégager leur blindé dans le canyon. Si nous verrouillons les portes du hangar, les impériaux ne pourront y entrer avant que nous ne démarrions le réacteur du Gozanti. Ensuite, en utilisant le lance torpille à proton, nous ferons sauter les portes de l’intérieur et nous filerons ! Avec les boucliers opérationnels à pleine puissance, nous avons une chance de réussir.

Très beau plan sur le papier. Sans équipement lourd, il faudrait plusieurs minutes aux impériaux avant de pouvoir réussir à ouvrir les portes par eux-mêmes, sans compter qu’ils n’allaient pas vérifier toutes les cinq minutes la sécurité du hangar alors qu’un sith s’y trouvait. La prudence devait leur dicter d’éloigner au maximum les patrouilles de ce dangereux et imprévisible allié… la peur qu’aimait à engendrer le sith allait nous servir en repoussant le moment où l’alerte serait donnée.

Mais il y avait ce sith. Seul certes, mais dangereux. Aucun espoir qu’il quitte les lieux dans l’immédiat, et chaque minute écoulée augmentait dramatiquement les risques d’être capturé. Il fallait agir vite, mais la rampe d’accès au Gozanti se trouvait à moins de dix mètres de lui et bien éclairée par un projecteur du plafond. Si nous ne le neutralisions pas, il ne pouvait manquer de nous voir et nous empêcherait de filer. Alors que faire ?

Un tir de blaster ? Trop aléatoire. Un détonateur thermique ? Nous risquions d’endommager le Gozanti. Non, j’avais beau chercher je ne voyais qu’une solution pour réussir à passer, et elle ne me plaisait pas du tout. Toutefois, soit je me résolvais à cette unique voie de sortie, soit il me fallait accepter de laisser Ariyà se livrer aux impériaux. Et malgré tout ce que j’avais pu ressentir comme colère contre elle sur Nar Shaada, je savais que je ne me résoudrais pas à la laisser tomber entre les mains de l’empire.


Ariyà, si vous réussissez à attirer son attention pendant quelques secondes, je… peux… m’occuper du sith. Mais je veux d’abord que vous me juriez solennellement de ne pas en parler ensuite à quiconque.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Jeu 26 Avr 2012 - 21:21

    J'étais en train de me faire à l'idée que dans quelques heures j'avalerais cette petite pilule remplie de poison quand Havan protesta vivement contre mon plan. Je devais reconnaître que ce n'était pas une décision facile mais je ne voyais pas d'autre solution pour l'instant. Il fallait absolument que l'Alliance Rebelle soit au courant pour Palpatine, et cette information valait plus que ma vie. J'essayais de ne pas écouter les paroles d'Havan pour ne pas perdre le courage de façade que j'arrivais à afficher quand il me saisit les poignets. Cela peut sembler ridicule, surtout que nous portions encore tous les deux les gants cuirassés de l'armure, mais ce simple contact me figea. C'était la première fois depuis la mort de mon père que quelqu'un se permettait une telle familiarité. Il me tenait juste les poignets pourtant, ça n'avait rien de tendre ou d'amical mais pourtant j'éprouvais un sentiment étrange. J'avais tellement mal vécu l'intrusion de MacKney dans ma chambre, ces gestes déplacés, ces coups, mais là c'était tellement différent. Il me tenait juste les mains...et ça me retournait littéralement. D'ailleurs je ratais une partie de son plan mais j’acquiesçais quand même. Oui, détourner l'attention du sith, fermer les portes du hangar...et il s'en occuperait.

    Quoi ? Je relevais rapidement les yeux vers son visage, quittant ses mains que je n'avais cessé de fixer pendant qu'il m'expliquait son plan. Il voulait s'occuper du sith... Sans vraiment le dire, il reconnaissait enfin devant moi son passé et je sentis un fin sourire naître sur mes lèvres. N'était-ce pas un signe de confiance ? Non je me faisais des idées ! Il n'avait pas le choix voilà tout.


    - Vous en avez ma parole. Mais ce plan est risqué...il s'agit là d'un sith, ou au mieux d'un chevalier Jedi ayant sombré dans le côté obscur. Je ne m'y connais guère, mais suffisamment pour savoir que l'un comme l'autre est terriblement puissant.... Comment pourriez-vous le combattr...

    Je comprenais parfaitement son plan, mais un chevalier jedi, aussi doué soit-il, n'avait aucune chance contre un sith avec pour seule arme un blaster. J'ignorais s'il avait avec lui quoi que ce soit qui puisse l'aider, mais dans le sac que je venais de lui donner, il y avait exactement ce qu'il lui fallait. D'abord hésitante, je finis par reprendre mon sac et fouillais à l'intérieur rapidement avant d'en sortir un objet enveloppé dans du tissus. D'habitude j'avais tout un rituel mais cette fois je le déballais rapidement et en extirpais le sabre laser de mon père. Je déposais un rapide baiser sur le manche et le tendis à Havan.

    - Il vous sera plus utile qu'à moi.... même si j'y tiens plus que tout. Bon... je m'occupe de fermer les portes du hangar et d'attirer l'attention du sith. Retournez vous planquez derrière les caisses et dès que se sera le bon moment, allez-y.

    Tout en parlant je commençais à retirer cette fichue armure. Elle avait été pratique pour pénétrer dans la base mais maintenant elle me gênerait plus qu'autre chose. D'autant plus que si je voulais mettre à exécution mon plan pour verrouiller les portes, j'allais avoir besoin de toute ma souplesse !
    Quelques jours plus tôt j'avais étudié par cœur les plans de la base avec MacKney, je savais où se trouvait chaque interrupteur, chaque lampe, chaque porte. Pour fermer celles du hangar, il fallait actionner un levier sur le mur situé à droite. Par chance une bouche d'aération finissait sa course juste en dessus. Levant les yeux, je repérais celle que j'allais emprunté dans le coin de la pièce.

    Dès que j'eus retrouvé ma tenue poussiéreuse mais légère, j'attachais mon sac à mes épaules et me tournais une dernière fois vers Havan tout en nouant mes cheveux. Le regarder et ne pas savoir si c'était la dernière fois me nouait le ventre et si son plan ne fonctionnait pas alors l'Alliance ne serait jamais informé de l'existence de Palpatine.


    - Je...je...enfin vous avez été...euh.... Bonne chance Havan.

    Je tendis la main vers lui, attrapais sa main et la serrais longuement entre mes doigts puis je le quittais, sautais agilement sur une table et disparaissais à travers la bouche d'aération. Je savais exactement que je devais tourner trois fois à droite et une fois à gauche à la fin pour arriver à l'endroit souhaité. Il me fallut plusieurs minutes pour me déplacer silencieusement dans les conduits et j'arrivais à destination sans avoir été repéré. Les soldats de l'autre côté des portes faisaient les cent pas et j'essayais de repérer leur rythme pour ne pas me faire surprendre. Au bout du troisième passage, j'ouvris la trappe métallique et me glissais silencieusement dehors en atterrissant sans bruit. Je me précipitais immédiatement sur la poignée en fer et l'abaissais. Presque aussitôt les portes grincèrent et se refermèrent rapidement. Aucun stormtrooper ne broncha, par contre il n'en fallut pas plus pour que le sith se tourne à l'autre bout du hangar, visiblement intrigué. Rassemblant tout mon courage, je m'avançais au milieu de l'immense pièce et vit les yeux rouges du sith briller en même temps que les portes finissaient de se fermer derrière moi.
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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Ven 27 Avr 2012 - 9:44

Je demeurais quelques secondes les yeux ronds lorsqu’Ariyà sortit un sabre laser de son paquetage et me le tendit en vue de ma confrontation avec le sith. S’il y avait bien une chose à laquelle je ne m’attendais absolument pas, c’était de trouver une telle arme entre les mains de la jeune femme. Et au vu de l’importance qu’il semblait revêtir à ses yeux, ce sabre laser venait d’une personne chère à son cœur. Pour un jedi, se séparer de son sabre est quasiment inenvisageable, aussi je ne pouvais que m’interroger sur le concours de circonstances ayant amené cette arme en sa possession.

D’ailleurs ce sabre me rappelait vaguement quelque chose. Il ne s’agissait pas du sabre assez basique d’un padawan, mais bien d’une arme minutieusement et soigneusement conçue par un chevalier jedi. Or chacune de ces armes était quasiment unique, chaque jedi les concevant pour leur usage exclusif. Les particularités de conception permettaient pour un habitué de différencier aisément un sabre d’un autre. J’aurais juré avoir déjà vu celui là, mais je n’arrivais pas à me rappeler où.

Je ne l’avais pas dit à mon alliée, mais je disposais moi aussi un sabre laser dans mon paquetage, n’ayant pas réussi à le laisser à bord de mon vaisseau avant de répondre aux propositions de l’Alliance pour cette mission sur Ghorman. Ironie du destin que nous ayons tous les deux trimballés ces armes autrefois garantes de paix dans la galaxie et désormais symboles d’une époque révolue. Sur une dernière poignée de main, Ariyà me laissa afin d’aller bloquer les portes et se préparer à jouer son rôle d’appât qui devait me permettre d’engager le combat contre ce Darth Oxious à mon avantage. Tout en ôtant moi aussi mon armure qui m’empêchait d’être suffisamment libre de mes mouvements, je réfléchis rapidement à la tactique que je pourrais employer.

Sans être un fervent adepte du Jar’Kai, je savais comment adapter mes propres styles de combat à une deuxième lame, et je commençais à entrevoir une idée qui pourrait me permettre d’achever rapidement le duel. Sortant mon sabre laser, parfaitement adapté à ma main et que je préférais donc utiliser comme arme principale, je plaçais celui confié par Ariyà dans mon dos, le bloquant dans ma ceinture et veillant à ce qu’il puisse coulisser aisément. Ce sabre serait mon atout secret qui, si tout se passait comme je l’espérais, me donnerait l’avantage au moment opportun.

Me glissant de nouveau dans le hangar, je retournais derrière l’amas de caisse qui nous avait déjà servi de cachette lors de la discussion entre le sith et MacKney. Le cadavre du rebelle se trouvait toujours là d’ailleurs, de même que son assassin qui continuait patiemment à pianoter sur les consoles de commande. Soudain, les grandes portes du hangar se fermèrent dans un profond grincement et Ariyà sortit de l’ombre, s’avançant lentement vers Darth Oxious.


Vous ?

Alors qu’il dégainait son sabre, je fis de même et quittant ma cachette je piquais une pointe de vitesse droit sur ma cible. Pivotant, mon adversaire bloqua de justesse un coup de taille qui l’aurait sinon tranché en deux. Sans lui laisser le temps de se reprendre, je le repoussais violemment en arrière d’un coup de pied dans l’estomac et j’abattis de nouveau ma lame. Contré de nouveau, j’enchainais sur une attaque basse que Darth Oxious n’évita qu’en reculant précipitamment. Ma lame bleue et sa lame rouge se mirent à danser un ballet compliqué alors que nous accélérions le rythme du duel. Pour un novice, il serait paru quasi-impossible de distinguer une logique ou une stratégie dans ce déferlement de coups, mais un combattant expérimenté aurait vite vu que je veillais à ne surtout pas perdre l’initiative.

En effet, et contrairement à mon habitude, j’avais entamé le duel en utilisant directement des techniques de combat issues du style Djem So. Je ne comptais pas laisser mon adversaire reprendre son souffle, car je savais que les combattants du côté obscur excellaient plus souvent en attaque qu’en défense. Bénéficiant de l’effet de surprise, je pouvais l’obliger à subir le rythme que j’imposais et j’enchainais rapidement les bottes pour tenter de briser sa garde, le plaçant dans une position qui ne devait pas lui être familière.

A un moment, nos lames se bloquèrent, produisant cet insistant crissement désagréable à l’oreille et si particulier. Il s’agissait exactement du moment que j’attendais pour en finir. Glissant ma main gauche derrière mon dos, j’attrapais le sabre laser d’Ariyà et, venant le bloquer contre le ventre du sith, je l’activais. La seconde lame bleutée jaillit et transperça de part en part le corps de mon adversaire, réalisant un shiak parfait que n’auraient surement pas dédaigné les grands duellistes de l’ordre jedi. La douleur remplaça la colère sur le visage du vaincu, sa garde faiblit et il glissa lentement au sol, le regard surpris qu’il me jeta semblant m’interroger sur ce qu’il venait de se passer.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mar 1 Mai 2012 - 8:48

    Dès que les yeux rouges du sith se posèrent sur moi je fus presque aussitôt pétrifiée des pieds à la tête. S'il avait fallu que je l'affronte, j'aurais perdu de précieuses secondes à me remettre de son regard de braise et je serais déjà probablement morte. Mais ce n'est pas moi qui devait me battre contre lui et quand je vis Havan surgir de derrière les piles de caisse j'en eu le souffle coupé. Son visage, son expression était différente que quelques minutes plus tôt quand je l'avais laissé dans le bureau. Il avait cet air féroce et déterminé des Chevaliers Jedi. Il avait le même air que mon père lorsqu'il me laissait le regarder s'entraîner contre des robots de combat il y a des années de ça. Le combat fut bref mais si intense que dès les premières secondes je fus scotchée par les moulinets que décrivaient les sabres lasers. Ce fut un bruit de course qui me tira de ma stupeur et je me tournais juste à temps pour voir débouler du couloir à ma droite, six stormtroopers. Les quelques secondes de surprise que leur procura le combat qui se déroulait dans le hangar furent suffisantes pour moi. J'avais dégainé mon blaster et tué deux soldats sans que les quatre autres ne réagissent. Dès qu'ils comprirent d'où venait les tirs, ils se mirent aussitôt à couvert et après une roulade sur le côté je me trouvais moi même à l'abri d'un de ses petits véhicules permettant de charger les vaisseaux. Ce n'était pas une super cachette mais j'avais pu difficilement trouver mieux et pour l'heure l'important c'était de couvrir Havan pendant qu'il combattait le sith.

    Je jetais un coup d’œil vers lui, je ne savais pas pourquoi je tremblais autant. Parce que j'avais peur qu'il meure ? Parce qu'une fois lui éliminée je faisais une proie facile pour tout ce petit monde ? Aussi. Mais surtout parce que, étrangement, j'avais peur qu'il meure.
    Je pris une profonde inspiration pour me concentrer. Lorsque je bondis hors de ma cachette je tirais dans le tas sans interruption. Un sourire éclaira mon visage lorsque je vis deux stormstroopers tomber accompagné d'un grognement de douleur. Il n'en restait plus que deux mais ils semblaient ne plus vouloir sortir de leur cachette. Profitant de la fumée occasionnée par les tirs nourris, je bondis comme une panthère sur la pile de caisse derrière laquelle ils se cachaient. Je grimpais le plus silencieusement possible, me décalant lentement de leur côté. Du haut de mon perchoir je les voyais échanger des signes militaires. Visiblement ils voulaient me prendre en tenaille mais ils étaient loin de se douter que je m'apprêtais à fondre sur eux. Un rapide regard vers Havan m'appris qu'il était toujours en train d'enchaîner coup sur coup pour ne jamais laisser le dessus au sith. Excellente stratégie mais combien de temps tiendrait-il à ce rythme.
    A regret je détachais mon regard du combat et après une dernière inspiration je me tournais vers les deux soldats qui allaient quitter le couvert des caisses pour mettre leur plan à exécution.
    J'avais déjà tué le premier lorsque le second se tourna vers moi. Il eut le temps de tirer plusieurs coup dont un me frôla le flanc droit, mais il ne m'en fallut qu'un pour l'abattre. Grimaçant légèrement je regardais dans le couloir pour être sure qu'il n'y en avait pas un autre d'embusqué puis je retournais en courant vers le centre du hangar. Juste à temps pour voir Havan en mauvaise posture. Du moins c'est ce que je pensais et lorsque je me surpris à crier son prénom, je vis une seconde lame de sabre laser traverser le corps du sith. Dans un dernier râle, il s'écroula au pied d'Havan et je restais bouche bée.

    Bon sang il l'avait fait... il avait tué ce sith.... Non pas que je ne l'en croyais pas capable... mais ça faisait tout de même un choc. Comment je fus à deux centimètres de lui ? Aucune idée en tout cas je me jetais à son cou, soulagée de voir qu'il était toujours en vie. Passée la seconde d'émotion, je me reculais soudain gênée par ce geste trop familier que je m'étais permise.


    - Dépêchons-nous... ça grouille de soldat faut qu'on décampe d'ici et vite.

    Sans un dernier regard je tourne les talons et je me dépêche d'atteindre la passerelle du Gozanti. Je sens que j'ai les joues empourprées et je n'ai vraiment pas besoin qu'il le voit. Je suis déjà assez gênée. L'appareil est ouvert et je laisse Havan se dirigeait vers la cabine de pilotage.

    - Je vous rejoins... j'ai besoin de récupérer deux trois trucs à l'infirmerie

    Même si la brûlure sous mes côtes n'est pas bien grave elle me fait un mal de chien. Légèrement bousculée par le mouvement du vaisseau qui décolle, je parviens néanmoins à attraper des pansements au bacta mais impossible de le me l'attacher correctement. Ca tangue trop et puis... je n'ai pas six bras hein ! Je me contente donc de le presser contre mon flanc et je sens déjà une sensation de fraîcheur apaiser ma brûlure.
    Quand j'arrive dans la cabine de pilotage, je me laisse tomber sur le fauteuil de copilote et regarde la porte du hangar voler en mille morceaux.
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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mar 1 Mai 2012 - 13:06

Éteignant les deux lames, je contemplais sans mot dire mon adversaire vaincu. Même dans la mort, le sith me fixait d’un regard encore empli de haine et l’espace d’un instant je m’attendais presque à ce qu’il se relève en ricanant et ne recommence à se battre. Mais il était mort et bien mort, son âme damnée à jamais comme celles de tous les adeptes du côté obscur. Je savais que certains des plus puissants seigneurs sith réussissaient à maintenir leur esprit par delà la mort, mais ce Darth Oxious ne pourrait certainement pas accomplir ce genre de ténébreux exploit. Non, la galaxie se voyait débarrassée de lui à tout jamais, et personne ne le regretterait.

Ce fut Ariyà qui me tira de ma rêverie en me sautant au cou avec enthousiasme. Je passais un bras autour de sa taille et l’attirait contre moi, soulagé de la savoir en vie, mais la situation ne se prêtait pas vraiment aux effusions. Si elle avait abattu les stormtroopers qui se trouvait avec nous dans le hangar, des ordres et des coups sur les grandes portes indiquaient que d’autres tentaient de forcer le passage. La lâchant… avec une pointe de regret peut être… je courus m’installer dans le cockpit pendant que la jeune femme faisait un détour par l’infirmerie pour soigner un tir de blaster qui l’avait frôlé d‘un peu près.

Habituellement, les procédures en vigueur dans tous les spatioports de l’univers indiquaient qu’il fallait faire chauffer le réacteur doucement et pendant plusieurs minutes avant de décoller, cela afin de ne pas trop forcer sur le matériel. A ce stade vous devinez déjà que je ne comptais pas parcourir le manuel du parfait décollage tel qu’enseigné dans les académies. Montant immédiatement à fond la puissance du réacteur, je fermais la rampe d’accès et je démarrais les générateurs de répulsion.

Lentement, le Gozanti s’éleva dans le hangar tandis que je le manœuvrais pour le placer face à la porte. Des éclairs de scie à métaux apparaissait déjà, signe que les impériaux avaient renoncé à l’ouvrir par des moyens conventionnels. Souriant doucement, j’armais le lance-torpille à proton en me disant que nos amis en armure blanche allaient avoir la surprise de leur vie. Alors qu’Ariyà venait de s’installer sur le siège du copilote à côté de moi, je lâchais une salve complète. Les torpilles sortirent en rugissant du tube et traversèrent l’espace exigu du hangar.

Conçues pour être utilisée contre des vaisseaux capitaux, ces armes redoutables pouvaient même endommager sérieusement un destroyer stellaire. Les portes ne furent pas arrachées, elle furent tout simplement vaporisées, réduites au niveau moléculaire. De même d’ailleurs qu’une bonne partie des murs du hangar et que la totalité des impériaux qui se trouvaient derrière. Poussant un cri de triomphe, je lançais les propulseurs et le Gozanti démarra dans le rugissement de ses tuyères.

Fonçant à travers l’espace désormais dégagé, j’arrachais le croiseur à la pesanteur sous les tirs des stormtroopers, tirs qui venaient inutilement s’écraser sur les boucliers du croiseur. Quelques instants plus tard, montant à pleine vitesse, la courbure de la planète nous apparut. Passant les hautes couches de l’atmosphère de Ghorman, nous arrivions dans l’espace sidéral lorsque je consentis enfin à ramener le réacteur à un régime plus conventionnel. Ne constatant aucun signe de poursuite, je décrochais le sabre laser d’Ariyà de ma ceinture et le lui tendis :


Ariyà, je tenais à vous dire que cela a été un honneur pour moi d’utiliser cette arme. Et… et cela a été un honneur de me battre à vos côtés.

Notre mission sur Ghorman était achevée, les rebelles survivants ayant commencé à essaimer des bases plus petites et plus mobiles que celles capturée par l’empire. Désormais, je ne savais pas trop de quoi notre avenir serait fait. Sans doute Ariyà allait-elle rejoindre ses chefs afin de leur porter la nouvelle du succès de sa mission et les prévenir du retour des sith et de Palpatine. Quand à moi… je ne savais pas trop, j’avais ces derniers jours réussis à oublier l’avenir pour vivre à fond le présent, et je regrettais presque que cela s’achève.

Pourtant, bien des questions entre nous restaient sans réponse. Mon passé, celui d’Ariyà, ce sabre laser, nous avions chacun levé une partie du voile mais la majeure partie de nos vies demeuraient dans l‘ombre.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mar 1 Mai 2012 - 16:44

    Le Gozanti s'élève et nous disparaissons dans l'espace. L'Empire, trop sur de lui une fois encore, n'a pas vu l'utilité de placer un barrage pour nous empêcher de passer aussi notre fuite fut-elle facilité. Je regarde Ghorman disparaître de notre champ de vision puis me concentre sur le lit d'étoile qui s'étend à perte de vue. Il faut reconnaître que l'espace à son charme et que je pourrais passer des heures à contempler chaque étoile, chaque planète chaque constellation sans me lasser. Mais j'aime toujours aussi peu les voyages à bord de si petit vaisseau. J'ai l'impression d'être à bord d'une coquille de noix au beau milieu de l'océan. Pendant qu'Havan tripote quelques boutons sur le tableau de bord, j'essaie tant bien que mal de m'accrocher le pansement au bacta sans trop me déshabiller non plus. Sans être contorsionniste, je suis tout de même très souple et, malgré la grimace de souffrance que m'arrache l'effort, je parvins à faire tenir le tissu imbibé et collant tant bien que mal. Heureusement que je ne suis pas plus grièvement blessée sans quoi j'aurais été capable d'y passer avec un pansement à la main !

    Havan m'arrache de mes petites occupations personnelles lorsqu'il me tend le sabre laser de mon père. Il doit être surpris qu'une fille comme moi possède une arme pareille pourtant il ne me pose pas de question sur son origine. Il prononce alors une phrase qui me laisse complètement muette. J'ai l'impression qu'il vient de m'ôter les mots que j'aurais voulu lui dire au moment de nous séparer et je réalise brutalement que la mission est terminée, qu'il va me ramener sur la base rebelle et qu'il va disparaître...J'en avais déjà conscience mais là ça devenait bien réel.
    Je repris le sabre laser de mon père et le gardais dans les mains, le tournant et le retournant entre mes doigts.


    - Vous dites cela....comme si nous n'allions plus nous revoir.

    Je savais que si j'avais éprouvé de la sympathie pour lui et de la reconnaissance aussi après cette semaine passée avec lui, ce n'était peut-être pas son cas à lui. Après tout il avait toutes les raisons du monde, de l'univers même pour me haïr. Si je résume : je l'ai fais quitté précipitamment le secteur de Nar Shaddaa après lui avoir dérobé la marchandise qu'il devait livrer à l'un des plus important chef Hutt, je l'embarque en mission sur une planète dont il n'a rien à faire, il se retrouve bloqué là bas à former des troupes militaires alors qu'il n'aurait du me servir que de chauffeur, et pour finir il est obligé de me révéler une partie de son passé pour nous débarrasser d'un sith tombé d'on ne sait où...
    Bon sang ce type devait me détester. Pourtant il n'en avait jamais rien montré. Cette énumération m'a rendu brusquement triste, affligée même. Je me rends compte que sur cette planète je n'ai rencontré que des ennuis. D'abord les impériaux, ensuite le sith et pour finir MacKney. Et que ce que je croyais être une bonne entente n'en était peut-être pas une. Bah ! Dans ce cas il valait peut-être mieux que chacun retourne chez lui.

    En repensant à MacKney je portais instinctivement ma main à ma joue enflée et à ma lèvre fendue. La douleur a presque disparu mais je fronce les sourcils lorsque mes doigts se mettent à parcourir ma pommette gauche. Le silence s'installe entre nous et je finis par attirer ma tresse sur mon épaule. La voir couverte de poussière me fait froncer le nez. Je dois être dans un état pitoyable et une bonne douche ne serait pas de refus pourtant je n'arrive pas à me décider de quitter la cabine. Mon regard glisse sur le sabre laser posé sur mes genoux et je pousse un léger soupir. Je savais déjà en lui confiant cet arme qu'il faudrait que je lui donne un minimum d'information. Après tout il m'avait révélé son passé c'était bien la moindre des choses non? Même si ce que je m'apprêtais à dire pouvait choquer tous les membres de l'Ordre Jedi.


    - Il appartenait à mon père. C'était un Chevalier Jedi lui aussi... A la fin de la Guerre, on s'est caché sur une planète et quand j'ai été assez grande nous avons rejoint la flotte Rebelle. Il est mort en mission... sur Nar Shaddaa. Depuis, je garde toujours son sabre avec moi.

    A mesure que je parlais, je sentais le son de ma voix se réduire pour finir en murmure. C'était la première fois que je parlais de mon père à quelqu'un. Les rebelles ne le connaissaient que comme étant mon oncle. Je ne savais pas ce qui me poussait à dire la vérité à Havan, mais tout d'un coup j'en avais éprouvé le besoin, le dire une fois à quelqu'un. Relevant la tête, je croise le regard d'Havan et je lui adresse un fin sourire, sincère et légèrement triste.

    - Ce fut un honneur également. Je n'aurais jamais réussi cette mission sans vous. Je vais...me..je vais me changer.

    J'ai soudain besoin de m'éloigner de lui, parce que je sais que d'une minute à l'autre je vais pleurer et que je n'ai jamais supporter que quelqu'un soit témoin de ça. Je sens les larmes monter et cette fois j'ai du mal à les refouler. Sans attendre une minute de plus je quitte la cabine et me dirige vers la petite salle a manger au centre de l'appareil. Me remémorer MacKney, mon père, savoir que je ne verrais bientôt plus Havan... le tout m'est insupportable.
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mar 1 Mai 2012 - 19:41

Ainsi donc Ariyà était la fille d’un chevalier jedi ? Une telle déclaration aurait probablement horrifiée les membres du conseil, mais ces longues années dans la clandestinité avaient quelque peu assouplis la rigidité de mes principes moraux. Certes je savais que nos maîtres nous expliquaient patiemment que ressentir de l’attachement pour quelqu’un pouvait amener au côté obscur et l’exemple d’Anakin Skywalker rappelait brutalement cette réalité, mais de là à généraliser ce concept je me mettais en faux avec la doctrine officielle. De toute façon, mes escapades dans les quartiers chauds de Nar Shaadda ne me permettaient pas de jouer les moralisateurs.

De tous temps des jedis étaient tombés amoureux et avaient eu des enfants malgré l’avis de leurs frères et de leurs maîtres. On peut servir le plus noble des ordre, on peut veiller sur la galaxie et maintenir la paix, mais on ne peut maîtriser ses propres pulsions face au grand amour. Et que je sache dans la majorité des cas, ces amours secrets n’avaient jamais causé de tort à personne. Certes l’exemple d’Anakin se montrait révélateur, mais d’autres bien jedis nous trahirent lors de la guerre pour rejoindre Dooku qui lui-même fut des nôtres par le passé. Or aucun d’eux ne le fit par amour pour quiconque.

Non… l’ambition et la soif de pouvoir constituaient des voies bien plus rapides vers le côté obscur que l’amour. Je ne me sentais pas de critiquer l’ascendance de la jeune femme.

Ariyà me laissa seul, sans doute afin d’aller se soigner et se remettre un peu de notre départ pour le moins mouvementé. Tout en calculant les cordonnées hyper spatiales, j’étouffais une pointe de regret à l’idée de devoir la quitter une fois que nous serions de retour sur une base rebelle. Certes par sa faute je n’étais plus le bienvenu dans le secteur hutt et je venais d’échapper de peu aux impériaux et à un sith, mais pourtant je me sentais étonnamment bien. Vivant dirais-je même, en paix avec moi-même, comme si ces risques réveillaient mes vieux instincts de jedi endormis par des années passées dans la clandestinité.

Brusquement, je cessais de taper les commandes sur l’ordinateur de trajectoire et restait à fixer le vide sidéral. La lumière venait de se faire en moi, je savais que le sabre laser d’Ariyà ne m’était pas inconnu, je savais désormais où et quand je l’avais vu. Me levant brusquement, je branchais le pilote automatique et je pris la direction des parties communes du vaisseau. Je retrouve Ariyà dans la salle à manger, solitaire et triste. M’asseyant à ses côtés, je lui demandais doucement :


Rewan. Tu es la fille de Rewan, n’est-ce pas ?

Le regard que me jeta Ariyà me confirma que j’étais dans le vrai. Les pleurs qu’elle n’arrivait plus à contenir ne cachent pas cette étincelle de surprise à entendre le nom de son géniteur. Depuis combien de temps personne ne lui a-t-il parlé de son père ? Elle connaissait son passé, puisqu’elle m’avait elle-même dit être la fille d’un jedi, mais sans doute était-ce la première fois qu’elle se retrouvait en présence de quelqu’un l’ayant connu en tant que tel.

Pour la première fois depuis notre rencontre je la tutoyais. Oui, je me rappelais du visage de Rewan, et en y regardant bien je retrouvais certain de ses traits chez sa fille, surtout dans son regard bleu pâle. Les souvenirs affluaient dans ma mémoire, souvenirs de mes frères d’armes aux côtés desquels je luttais autrefois pour ramener l‘ordre et la paix dans la galaxie. Temps révolus depuis bien longtemps, mais les fantômes du passé venaient me hanter.


Je connaissais bien ton père, j’ai combattu à ses côtés durant la guerre des clones. Je croyais qu’il faisait partie de ceux qui sont tombés lors de l’assaut du temple.

Désormais je ne cherchais plus à nier ma nature de jedi auprès d'elle, pas après ce qui venait de se passer dans le hangar et mon duel face à Darth Oxious. D'ailleurs, lui mentir me paraissait presque mentir à la mémoire de Rewan.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mer 2 Mai 2012 - 12:09

    M’être isolée un peu me fit le plus grand bien, à force de long soupir j’avais réussi à refouler une nouvelle fois mes larmes, mais la barrière était fragile et je savais que je pouvais craquer à tout moment. Il fallait donc que je pense à autre chose. A Palpatine par exemple, cette information devait arriver le plus rapidement possible à Mom Mothma, mais il était bien trop dangereux de tenter une communication avec la flotte Rebelle. Qui sait ce que les impériaux avaient eu le temps de faire sur le Gozanti. Peut-être avions-nous même un mouchard à notre bord sans le savoir. Mes mains, posées sur la table devant moi, avaient cessé de trembler et je me sentais capable de retourner à la cabine de pilotage, après avoir fait un léger détour pour me changer évidemment. Seulement je n’eus guère le temps d’esquisser un mouvement que Havan était devant moi, ses yeux braqués sur moi. Je savais avant même qu’il n’ouvre la bouche qu’il s’apprêtait à dire quelque chose d’important. Cela se voyait à sa façon de se tenir et à la petite étincelle qui brillait dans ses yeux. Sauf que je ne m’étais pas attendue à une chose pareille.

    Rewan. Il connaissait le nom de mon père. Il l’avait prononcé avec douceur mais la brutalité avec laquelle ce prénom sonna à mes oreilles me fit craquer et cette fois je ne pus contenir davantage mes larmes. S’il connaissait son prénom, c’est forcément qu’il l’avait côtoyé lorsqu’ils étaient tout deux chevaliers Jedi au sein de l’Ordre. Peut-être avait-il fait équipe sur Coruscant ou dans diverses missions à travers la galaxie. Peu importe au final, l’essentiel c’était que quelqu’un d’autre connaissait Rewan Renhanda, pas pour son rôle au sein des rebelles mais pour son passé de Jedi et ça me faisait un bien fou. Moi je n’avais été au courant qu’après sa mort et à cet instant là je le considérais encore comme mon oncle…Avoir devant moi quelqu’un qui l’avait connu à sa belle époque de chevalier jedi me rendait sincèrement heureuse.


    - Oui…c’était mon père. Il avait réussit à quitter le temple avant l’attaque… Mais je ne sais pas grand-chose…je n’ai su…qu’après sa mort.

    Ma grand-mère Ann n’avait pas pu me donner plus de détails, elle ne savait pas grand-chose de ce qu’avait été la vie de son fils, elle ne lui avait jamais rien demandé et il ne lui avait jamais rien dit. Je ne savais donc que ce que d’autres gens avaient pu me raconter.
    Baissant la tête, j’essuyais d’un revers de la main les larmes qui continuaient de couler sur ma joue. Je déteste qu’on me voit pleurer et même si je ne comprends pas pourquoi la présence d’Havan semble m’apaiser, je n’ai pas envie qu’il me voit comme ça.
    Pas par excès de coquetterie, loin de là, mais parce que chaque larme constitue une faiblesse et que je n’ai vraiment pas besoin de me montrer faible avec le boulot que j’ai !


    - Cette mission est plus….éprouvante que je l’aurais pensé ! D’abord vous, ensuite MacKney et maintenant voilà qu’on parle de ... mon père.

    Je tente un sourire mais on voit vite qu’il est forcé. Jamais aucune mission ne m’avait autant retourné et pourtant j’en avais vécu des plus difficiles, mais niveau émotionnel celle-ci battait tous les records.
    Je baisse à nouveau les yeux, incapable de supporter son regard sans me remettre à pleurer. Etait-ce parce qu’il connaissait mon père que j’avais éprouvé de la sympathie pour lui ? Devais-je considérer que c’était un hasard de l’avoir rencontré lui alors que j’aurais pu tomber sur n’importe qui ? En plus je l’avais rencontré sur la planète où était mort mon père…. Trop de coïncidence pour que ce soit du hasard mais dans ce cas là…comment appeler ça ?
    Relevant les yeux je détaille longuement le visage d’Havan avant de fixer autre chose. Je sens le rouge me monter aux joues mais à force de m’intéresser à la boite métallique remplie de je-ne-sais-quoi, je finis par me sentir moins mal à l’aise. Pourtant je me surprends à lâcher :


    - Vous allez me manquer…quand nous aurons rejoins la flotte.
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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Mer 2 Mai 2012 - 19:17

Que Rewan ait caché sa nature de jedi à sa fille, je pouvais le comprendre et je l’approuvais. Par pure sécurité, mieux valait en effet que la jeune Ariyà n’ait rien su des activités souvent dangereuses de son père. Certes aujourd‘hui la vraie vie de Rewan lui restait entourée d’ombres et je ne pouvais que soulever le voile par endroits. Peu de gens encore en vie connaissaient la vie au sein de l’ordre avant la proclamation de l‘empire, mais je me devais d’essayer de lui restituer les fragments de son passé.

Rewan était un grand jedi, l’un des meilleur membre de l’ordre selon moi. Son anticonformisme et son dégout pour les arrangements politiques l’amenaient parfois à transgresser les ordres du conseil, mais il avait commencé son apprentissage de padawan avec Dooku et cet enseignement à du fortement l’influencer à ce niveau.

Je n’étais à l’époque qu’un jeune apprenti tout juste arrivé au temple, mais lorsque Dooku devint le vingtième exilé, le choc avait été particulièrement important. Considéré comme l’avenir et l’espoir de l’ordre, le comte constituait une quasi-icône et nombre de jeunes jedis impressionnés par son charisme en restèrent de longs mois sans savoir que penser. Le père d’Ariyà faisait partie de ces jeunes idéalistes qui certes restèrent au sein de l’ordre mais qui remirent en cause certaines des doctrines enseignées par leurs maîtres.

Une première faille dans un roc multimillénaire, faille qui hélas en cachaient bien d‘autres.


D’ailleurs, lorsque Dooku a créé la CSI et déclaré la guerre à la république, Rewan a été pris d’une sorte de frénésie. Il demandait les missions les plus risquées, comme s’il voulait se prouver à lui-même qu’il avait coupé les liens avec son ancien maître. A la fin de la guerre, des rumeurs couraient selon lesquelles il pourrait entrer au conseil… mais l’ordre 66 a coupé court à tout cela.

Le fameux ordre 66, toujours en vigueur d’ailleurs au sein de la doctrine impériale. Bien que les rares survivants soient dispersés et désunis, Palpatine et Vador n’avaient jamais cessé de traquer leurs adversaires. Perdus dans la masse, les rares jedis se faisaient discrets s‘ils ne voulaient pas voir arriver des traqueurs, ou pire le seigneur noir lui-même. Avide de vengeance, Vador n’hésitait pas un seul instant à venir affronter ses anciens frères.

Poussant un soupir, je me levais et tournais momentanément la page du passé.


Allons, venez, j’ai besoin que vous m’indiquiez les coordonnées hyper spatiales de la flotte rebelle.

Je ne la tutoyais plus, revenant à un formalisme plus classique. L’espace d’un instant nous avions été autre chose qu’un contrebandier et une espionne en mission pour la Rébellion. Nous avions été un ancien jedi et la fille d’un jedi, unis par la mémoire d’un même homme mort des années plus tôt sur Nar Shaadda.

La jeune femme seule connaissait les coordonnées précises où la flotte rebelle se cachait, information que l‘empire aurait plus que tout désirer récupérer. Tout en pianotant notre route sur l‘ordinateur d‘astronavigation, je repris :


L’échec des plans de l’empire sur Ghorman et la mort d’Oxious ne resteront pas inaperçu. MacKney a surement donné nos identités et nos signalements. Croyez moi Ariyà, c’est le moment de prendre le large quelques mois le temps que tout cela se calme et que les impériaux aient d’autres problèmes à régler. Dès que j’aurai récupéré mon vaisseau, je vais mettre le cap sur la bordure extérieure pour me faire oublier.

Je sentais venir les problèmes, et je ne doutais pas qu’une enquête approfondie serait menée. La mort d’un guerrier sith ne pourrait passer inaperçue dans les hautes sphères impériales. Je ne voulais pas l’inquiéter inutilement mais l’empire risquait de la traquer avec encore plus d’acharnements que moi. Aucun stormtrooper ne m‘ayant vu avec mon sabre laser, c’est Ariyà qui risquait d’apparaître pour l’empire comme la cible prioritaire à capturer. Je m‘étais caché pendant des années et je savais échapper aux recherches. Mais la jeune femme y réussirait-elle ?

Pris d‘une impulsion soudaine, je me tournais vers elle.


Ariyà, pourquoi ne viendriez vous pas avec moi ?

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Jeu 3 Mai 2012 - 11:55

    Même si je gardais les yeux rivés sur mes mains, posées à plat sur la table, j’étais totalement pendue aux lèvres d’Havan. L’entendre évoquer des souvenirs de mon père provoquait en moi des émotions totalement nouvelles. Je ne savais pratiquement rien de lui et de cette époque de sa vie, et les mots que prononçaient Havan me permettaient d’avoir une autre image de lui. Savoir qu’il avait été l’élève du Comte Dooku me fit frissonner, mais je fus si fière lorsqu’il m’apprit que mon père avait lutté toute sa vie contre son ancien maître. S’il savait à quel point toutes ces choses qu’il me disait maintenant étaient précieuses pour moi. Il ne semblait pas en avoir conscience et c’était peut-être mieux ainsi. Cette mission venait de nous rapprocher d’une façon inattendue, et sachant qu’il serait bientôt à des années lumières de moi, je ne voulais pas qu’il sache qu’il connaissait mon point faible. Lorsqu’il se leva, je fus presque déçue qu’il brise la magie de ce moment, mais je le suivis quand même jusqu’à la cabine de pilotage.

    Nous devions regagner la flotte le plus rapidement possible et j’étais la seule dans ce vaisseau à connaître les coordonnées. Je n'hésitais même pas une seconde et e me tins légèrement à l’écart tandis qu’il tapotait sur son ordinateur de bord les informations que je venais de lui transmettre. Dans quelques heures nous aurions rejoint la flotte et les rebelles. Il prendrait son argent et disparaîtrait. Alors que je m’installais sur le fauteuil du copilote, je fus surprise de l’entendre évoquer son futur proche.
    Certes, la mort d’un sith et l’échec des impériaux sur Ghorman n’allaient pas passer inaperçu mais c’était le but de cette mission. Nous avions mis en échec l’Empire sur une toute petite planète qu’il pensait contrôler. Ce début de révolte serait suivit dans d’autres planètes et je comptais être là pour le voir. Mais je pouvais parfaitement comprendre qu’il veuille déguerpir le plus vite possible une fois son vaisseau récupéré. Il n’aurait pas du être impliqué dans plus de la moitié des choses qui s’étaient produites sur Ghorman, alors qu’il veuille se faire oublier quelques temps ne m’étonnait pas.
    Par contre la suite me laissa bouche bée.


    - Quoi ?demandais-je incrédule

    Ce n’était pas possible, il n’avait pas dit cela ! Mais si c’était le cas… qu’est-ce qui avait bien pu traverser son esprit pour qu’il en arrive là ?
    Croyait-il que j’étais du genre à laisser derrière moi la rébellion sous prétexte que ma vie était plus menacée qu’avant ? J’étais déjà en danger avant d’accepter cette mission, et si les évènements récents étaient loin d’arranger ma situation je les assumais pleinement et j’en étais même plutôt fière. Pourquoi donc irais-je me terrer au fin fond de la bordure extérieure ?

    Et puis, comment pouvait-il me proposer une chose pareille ? J’étais persuadée jusqu’à maintenant qu’il me détestait mais qu’il faisait de son mieux pour le masquer. Et là , il me proposait clairement de partir me cacher avec lui…quelques mois !


    - Je ne peux pas ! L’Alliance a besoin de tout le monde, encore plus maintenant que nous venons de remporter cette petite victoire contre l’Empire…. Et vous… vous voudriez que j’aille me cacher ?

    Complètement sidérée par ces paroles, je le fixais profondément pour essayer de voir s’il ne serait pas en train de se payer ma tête. Mais dans ses yeux je ne voyais que de la sincérité…aucune trace de mensonge. J’en étais d’autant plus choquée ! Et puis soudain, je sens un mot m’échapper et je me rends compte que mon cœur me fait mal à chaque battement. Je sais que ce que je viens de dire est plus important pour moi que tout le reste, que ce simple mot pourrait changer beaucoup de chose pour moi... Mais c’est presque un murmure que j’entends lorsque je lui demande du bout des lèvres :

    - Pourquoi ?
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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Jeu 3 Mai 2012 - 19:52

Je ne pouvais m’empêcher de regretter qu’Ariyà n’arrive pas à accepter la situation telle qu’elle se présentait, aussi cruelle soit-elle. L’Alliance ne possédait quasiment aucune chance de vaincre la puissante machine de guerre impériale. Certes nous venions de remporter une victoire en demi-teinte sur Ghorman, mais je craignais que ce ne soit qu’une goutte d’eau dans un océan. La présence de ce sith, même si au final je l’avais tué, prouvait que les impériaux disposaient d’une nouvelle carte dans leur jeu, carte qui risquait de rendre le déséquilibre des forces encore plus flagrant. Le tout sans compter le retour vraisemblable de Palpatine, le seigneur sith pouvant à lui seul faire basculer un conflit.

Oh, je ne doutais pas que l’Alliance perdurerait comme élément perturbateur et remporterait peut être même d’autres victoires de ce type, la galaxie se révélait trop vaste pour que même la flotte impériale puisse la contrôler totalement, mais il existait un fossé entre un mouvement de contestation et une rébellion apte à renverser le régime en place. Ariyà ne comprenait pas que ce qui s’apparentait chez moi à de l’égoïsme ne constituait rien d’autre que de l’instinct de survie.

Et soudain ce mot lui échappa. « Pourquoi ? ». Pourquoi lui avais-je proposé de venir avec moi dans la bordure extérieure où jamais le pouvoir des moffs n’avait réussi à s’imposer ? Depuis que je la connaissais les dangers que je tentais d’esquiver me rattrapaient rapidement, et pourtant je n’avais pas hésité un seul instant, cette proposition avait jaillit sans que je puisse la retenir. Sondant mon cœur et sondant mon instinct, je savais qu’il existait deux réponses à cette question, deux réponses que je ne me sentais pas capable d’affronter pareillement. Cette jeune femme remuait en moi des sentiments et des émotions que je pensais avoir enfouis, et je tentais de ne répondre que sur le plan de l’instinct.


Croyez vous aux prémonitions, Ariyà ? Les grands maîtres jedis affirment que la Force nous donne parfois une vision de l’avenir. Et bien ne me demandez pas de détails car je ne saurais vous répondre, mais je sais que vous allez être confrontée à un grand péril si nous nous quittons.

Ce sentiment diffus de danger était né en moi à l’instant ou j’avais proposé à Ariyà de venir. Instinct de conservation, expérience basée sur des années de fuite, prémonition de Force, j’ignorais d’où me venait ce sentiment mais je savais que si elle me quittait, elle allait courir les plus graves dangers. Certes ces prémonitions se montraient parfois défaillantes, la preuve en était que même Yoda, le plus puissant jedi de notre temps, n’avait pu sentir venir l’ordre 66 et la destruction de l’ordre.

Mais la trahison de MacKney, le retour des sith, l’annonce de la survie de Palpatine, tous ces éléments constituaient une toile que je sentais s’enserrer lentement autour de nous et qui menaçait de nous étouffer. En d’autres temps j’aurais su que mon devoir consistait à combattre cette nouvelle menace. Sur Korriban, Dxun ou d’autres lieux fortement marqués par le côté obscur, j’aurais sans doute pu chercher des indices de ce retour des sith et tenter d’en apprendre plus sur eux et sur leurs faiblesses. Ces temps étaient révolus, la flamme qui s‘était rallumé lors de mon duel contre Darth Oxious faiblissait de nouveau face à l‘habitude de la prudence. Désormais, pour échapper à cette toile je fuyais en des lieux où elle ne saurait m’atteindre.

Mais pour Ariyà, je ne pouvais totalement nier qu’une autre raison que cette prémonition me poussait à lui demander de l’accompagner.


Et il y a aussi…

Quinze années, quinze longues années durant lesquelles j’avais veillé à ne jamais compter sur personne, à ne jamais donner de prise. L’attachement est une faiblesse que je ne pouvais me permettre. Je savais que si je voulais couper les derniers ponts avec mon passé, il me fallait m’éloigner d’Ariyà. Je le savais, mais l’accepter restait au-delà de mes forces.

Si vous me quittez… je crois que je ne… serais plus jamais le même. Je…

Non, je ne voulais pas sonder plus avant mon cœur. Je ne pouvais me le permettre. Presque machinalement, je lançais le croiseur dans l’hyperespace, laissant Ghorman derrière nous.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS]Une mission en agréable compagnie [Havan]   Ven 4 Mai 2012 - 11:30

    J’avais pensé à tout, du moins je m’étais attendue à une réponse du style « Parce que ! ». Un coup sur un ton grognon, ou excédé, voir même pas de réponse du tout. Mais j’étais loin, vraiment très loin de mettre attendue à « Croyez-vous aux prémonitions ? » Non celle là je ne l’avais pas vu venir, d’ailleurs mon air surpris et mes lèvres entrouvertes devant largement le faire comprendre. Je repris néanmoins le dessus et tentais de ne pas rire. Je savais peu de chose sur la Force, et j’étais loin de me douter qu’elle pouvait influencer ainsi les gens. Mais cela ne changeait rien au fait qu’il était en train de me demander de l’accompagner, soit disant parce qu’il avait un mauvais pressentiment.
    Je devais reconnaître que l’idée qu’il s’inquiète pour moi me perturbait profondément mais pour le moment j’étais trop occupée à essayer de le comprendre.

    Donc il avait eu une sorte de prémonition, il pensait que si je ne venais pas avec lui je serais en grand danger.
    Ma vie n’avait jamais été un long fleuve tranquille et je devais reconnaître que les derniers évènements n’arrangeaient rien à mon affaire, mais cela ne changeait rien au fait que j’avais trop de conviction pour abandonner ma lutte et tous les rebelles. Visiblement il ne comprenait pas à quel point j’étais attachée aux idéaux rebelles. Je ne voulais pas vivre dans un monde où l’Empire pouvait se permettre toutes les horreurs pour régner en maître sur la galaxie. Je ne voulais pas de ce monde et jusqu’à mon dernier souffle je me battrais pour que ça change.

    J’allais lui répondre quelque chose, un remerciement pour ces inquiétudes à mon sujet, et un nouveau refus. Je ne voulais pas le convaincre de lutter à mes côtés, je respectais son choix, mais je voulais au moins lui expliquer à quel point je tenais à lutter avec l’Alliance, quoi que cela puisse me coûter.
    Sauf qu’il n’avait pas finis. Visiblement autre chose le poussait à me demander de le suivre dans la bordure extérieure, et je dois avouer que je fus presque sur le point de lui demander de répéter, tellement je doutais de ce que j’avais entendu.

    Comment devais-je prendre ces paroles ? Etait-ce sa façon à lui de me dire qu’il avait apprécié notre collaboration ? Non il y avait autre chose. Et le pire c’était que cette phrase trouvait un écho en moi. Je sentais soudain que je ne serais plus la même une fois qu’il aurait quitté la flotte rebelle.
    Complètement choquée, retournée par cette révélation que je venais de découvrir en moi, je me levais brusquement et quittais la cabine de pilotage. J’avais conscience que je n’aurais pas du le laisser en plan comme ça, sans la moindre réponse. Mais j’étais trop chamboulée.

    Ma petite cabine de voyage me parut soudain très accueillante et je m’y enfermais jusqu’à notre arrivée sur le vaisseau amiral. J’avais vécu trop de chose durant cette mission, trop de chose difficilement gérable et il me faudrait sûrement plusieurs jours pour mettre de l’ordre dans mes émotions et mes sentiments. J’avais pensé que le pire avait été l’agression de MacKney la nuit précédent l’attaque des impériaux, mais finalement j’en venais à me demander si cette simple phrase prononcée par Havan n’avait pas fait plus de dégâts en moi.
    J’avais choisis de devenir membre de l’Alliance Rebelle, j’avais accepté d’être envoyé en mission, au risque de mourir au cours de l’une d’elle, j’avais renoncé à la moindre attache, au moindre sentiment qui aurait pu me faire douter de mon choix… et voilà que cet homme, venu de nulle part, chamboulait toute ma vie avec une simple phrase.

    Sans un mot, sans un regard, je quittais l’appareil et me dirigeais vers les cabines personnelles des rebelles.
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