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 [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]

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Havan Kehln

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MessageSujet: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mer 30 Mai 2012 - 13:56

En orbite autour de la planète Fondor, une immense carcasse de métal dominait le ciel. A côté d’elle, les destroyers stellaires ressemblaient presque à des jouets. L’Executor, premier superdestroyer stellaire commandé par l’empire venait d’être mis en chantier quelques mois plus tôt et requérait depuis une débauche d’énergie jamais vue dans l’histoire de la planète. Le commandant Koldi, chef de bataillon au sein de la mythique 501ème légion, admira la superstructure tandis que sa navette lambda approchait. Habitué à la démesure impériale, le vétéran devait pourtant admettre que les ingénieurs impériaux ne cessaient de repousser les limites de la technique.

La 501eme légion constituait une unité à part. Fondée du temps de l’ancienne république, elle servait directement sous les ordres du seigneur Vador, le bras droit de l’empereur, et se trouvait fréquemment en charge des missions les plus secrètes qui soient. Koldi ne pouvait retenir un petit élan d’orgueil en pensant qu’il avait le mois précédent dirigé la garde privée du Seigneur Noir lors de sa visite au grand moff Tarkin qui mettait en œuvre le pharaonique projet de base sidérale près de la planète pénitentiaire Despayre. Conscient de faire partie d’une élite de privilégiés au courant des secrets les mieux gardés de l’empire, le soldat savait aussi que toute défaillance de sa part serait impitoyablement sanctionnée.

Arrivé sur ce qui serait un jour la passerelle de commandant du superdestroyer, il y retrouva la grande silhouette en armure noire qui constituait l’essence même de la terreur impériale. Se mettant au garde-à-vous, Koldi salua et attendit ses ordres.


Commandant, l’empereur est satisfait de l’avancement des travaux sur l’Etoile Noire mais il désire disposer d’autres sites isolés qui pourraient accueillir à l’avenir des chantiers secrets. Vous allez vous rendre sur Endor, dans le secteur Modell. Cette lune a été repérée par les explorateurs impériaux comme étant un site possible. Un croiseur de classe Tartan vous attend, embarquez y avec vos hommes et si Endor se révèle un site viable, établissez-y une petite base.
A vos ordres, seigneur Vador.

Tournant les talons, le soldat quitta la passerelle sans s’attirer un regard du seigneur noir, toujours perdu dans ses pensées.

~~~~~

Bien loin de soupçonner l’intérêt que portait l’empire à Endor, je vérifiais une énième en sifflotant mes calculs pour la trajectoire d’atterrissage sur Endor. Située à côté d’une géante gazeuse, la lune se trouvait soumise à une puissante gravité qui pouvait déstabiliser les vaisseaux en approche, et une fois sorti de l’hyperespace je préférais éviter les surprises désagréables. Ayant à nouveau trouvé les mêmes résultats, j’eus un sourire satisfait et j’accueillis par un « bonjour » joyeux Ariyà qui venait me rejoindre dans le cockpit.

Depuis notre rencontre avec Yoda sur Dagobah et l’explication assez franche sur notre avenir commun, nous nous observions tous les deux sans trop savoir comment nous y prendre pour faire le premier pas. Il faut admettre que la fatigue mentale et physique suite à notre éprouvante mission sur Ghorman nous était revenue en pleine figure et les quelques jours de voyage avaient oscillés entre quelques réparations dans le vaisseau et de longues périodes de sommeil. Nous n’avions pas encore reparlé de notre attirance mutuelle ni de l’entrainement de padawan d’Ariyà que je lui avais promis, comme si nous attendions d’être arrivé sur Endor pour aborder ces sujets.


Je vais nous poser près des falaises de Yawari. Il y a un grand lac non loin de la limite entre la frontière et la savane, nous devrions y être au calme. Peut être nous faudra-t-il… expliquer… à la faune locale que mieux vaut éviter de venir nous chercher des noises, mais au moins pas de risque de tomber sur l’empire ici.

Aucun comptoir, aucune forme de vie civilisée connue, bien à l’écart des routes hyperspatiales et qui plus est sujet dans sa haute atmosphère à des anomalies gravifiques dues à la géante gazeuse. Pas de doute, Endor semblait une planète où nous pourrions, Ariyà et moi, disposer du calme que nous recherchions.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Dim 10 Juin 2012 - 20:50

    Après les paroles échangées sur Dagobah, ou du moins dans son orbite, il semblait exister un accord tacite entre nous : Ne plus en reparler...pour l'instant. Je n'avais pas su quoi répondre à cette déclaration d'amour qu'il m'avait faite et pourtant je savais au fond de moi que je ressentais la même chose. J'aurais pu prononcer les mêmes mots que lui, avec la même intensité et le même désir dans le regard, pourtant je n'avais rien dit. Je m'étais cachée derrière de vieux principes Jedi poussiéreux et démodés. Les jours qui suivirent notre départ de Dagobah furent particulièrement étranges. Sans que nous nous rapprochions outre mesure, je le voyais me sourire plus souvent et je me sentais également d'humeur à lui sourire, chose particulièrement rare chez moi. J'avais passé tant de temps sans étirer mes lèvres que le premier sourire que je lui avais adressé avait du ressembler à une grimace ! Mais au fil des heures que nous passions ensemble, je me sentais moins gênée en sa présence, bien que j'étais consciente qu'il n'attendait qu'un mot de moi, qu'un signe.

    D'ailleurs, c'était plutôt chevaleresque de sa part. Il aurait pu s'offusquer de mon silence, se mettre à bouder dans son coin. Au lieu de quoi il restait naturel avec moi. La veille de notre arrivée sur Endor, j'avais passé les premières heures de la nuit à faire les cent pas dans ma cabine. Je n'avais toujours pas retrouvé un sommeil tranquille, je devais dormir à peu deux ou trois heures par nuit...et cette nuit là ne dérogeait pas à la règle.
    Habituellement, je restais dans ma cabine et tâchais de trouver le sommeil en comptant les moutons, où les nombreux boucliers de Brenus remportés par le Stade Toulousain, mais cette nuit là, j'avais eu envie de quitter ma cabine. Je m'étais baladée dans le vaisseau endormi que je connaissais maintenant par cœur et j'avais atterri devant la porte de la cabine d'Havan. Il devait dormir à cette heure là mais avant que je comprenne mon geste, ma main avait glissé sur le carré lumineux près de la porte. Celle-ci s'ouvrit devant moi et je pénétrais pour la première fois dans la chambre d'Havan. Je ne m'attardais sur aucun détail, je voulais juste le voir lui. J'étais restée de longue minute assise près de sa couchette à le regarder dormir puis j'étais retournée dans ma cabine pour tenter de dormir un peu.

    Au matin j'avais rejoins un Havan enchanté qui commençait à manoeuvrer l'atterrissage de l'Iron II. Il avait toujours son sourire pendu aux lèvres et un instant je faillis lui dire qu'il avait le même lorsqu'il dormait. Au lieu de quoi je lui demandais :


    - Tu sembles avoir passé une excellente nuit ! A moins que ce soit la perspective d'atterrir sur une planète mille fois plus accueillante que Dagobah !

    Nous avions abandonné le vouvoiement pendant le voyage et très franchement cela me convenait parfaitement. Comment aurais-je pu continuer à lui donner du vous après tout ce qu'il m'avait dit ?
    Alors qu'il amorçait notre descente, je me levais et posais ma main sur son bras en passant près de lui.


    - Je....vais chercher mon blaster.

    Alors que je m'éloignais dans le couloir en direction de ma cabine, je regardais ma main. Elle était parcourue d'être picotement. C'est fou l'effet qu'il me faisait ! A côté de lui j'avais l'impression de redevenir l'adolescente inexpérimentée que j'avais été. Pourtant de l'eau avait coulé sous les ponts depuis cette période de ma vie. Et je n'avais jamais vraiment eu l'habitude de me sentir autant troubler par un homme. Non pas que j'ai été du genre femme fatale, mais tout de même, là ça en devenait presque effrayant !

    Une fois la main mise sur mon blaster, je regagnais le cockpit juste à temps pour assister à l'atterrissage. A travers l'épais pare-brise du vaisseau, on pouvait admirer les imposantes falaises et le lac sombre et immense. C'était un paysage bien loin de celui qu'il avait pu regarder par cette même vitre lorsqu'ils étaient sur Dagobah !


    - Je préfère largement cette destination ! Du soleil, un lac et personne en vue pour le moment ! Ca ressemble presque à des vacances cette planque forcée !
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 11 Juin 2012 - 8:53

L’atterrissage se déroula sans aucun problème, ce qui nous changea agréablement de Ghorman ou Dagobah. Cette fois-ci, pas de seigneur sith pour nous accueillir ni de tempêtes stratosphériques pour tenter de nous jeter au sol. Je n’irais pas été jusqu’à dire que cela nous manquait bien entendu, un endroit calme ne nous déplaisant pas après ces aventures. Manœuvrant, je posais notre vaisseau sur une petite butte surmontée d’un bosquet boisé. Bien que je doutais fort de la présence de formes de vie évoluées sur Endor, les arbres couperaient les éventuelles détections radar et à moins de passer juste au dessus, nul ne pourrait nous voir.

A environ un kilomètre de nous, en bas de la pente, un immense lac se dévoilait à nous. Conscient que ce point d’eau pourrait attirer des prédateurs, j’avais préféré en rester à distance raisonnable. De l’autre côté, d’immenses falaises barraient le ciel et près de l’horizon une épaisse forêt se devinait. Il devait s’agir de cette forêt s’étendant sur des milliers de kilomètres et dont les arbres côtoyaient les nuages. D’après l’ordinateur de bord, mieux valait éviter de s’y balader la nuit.

Une fois le réacteur coupé, je proposais à Ariyà de déjeuner dehors afin de nous changer des parois rébarbatives du vaisseau. Il faisait beau, j’étais en charmante compagnie et l’empire me paraissait bien loin, que demander de plus ? Aussitôt dit aussitôt fait, et nous nous retrouvâmes assis dans l’herbe drue à savourer un repas bien mérité. Les rations de voyage ne sont pas destinées aux palais des fins gourmets, mais le cadre plaisant nous faisait oublier ce détail. Posant ma main sur celle de ma compagne, je lui dis d’une voix douce :


Cet endroit est parfait. Et toi aussi.

Dieux qu’elle était belle ! Le simple contact de la peau de sa main contre la mienne me donnait des picotements. Jamais une femme ne m’avait fait un tel effet, et le trouble ressenti ne s’effaçait que devant le plaisir de ce sentiment. Certes, du temps où je servais l’ordre jedi, j’évitais de telles relations, et par la suite mes amours n’avaient guère pu durer au-delà de quelques semaines. La dure et instable vie d’un contrebandier ne permet pas de belles romances, mais Ariyà m’attirait hors de cette sombre période de ma vie et je ne voulais ni ne pouvais lui résister.

Quelque peu gêné par ces sentiments nouveaux, je changeais provisoirement de sujet. Sur Dagobah, je lui avais également promis de la former aux voies de la Force, mais pour autant j’ignorais ce que Rewan pouvait déjà lui avoir enseigné.


Dis-moi Ariyà, que sais-tu de la Force ?

Toute la galaxie connaissait ce terme, indissociable de l’ordre jedi, mais rares étaient ceux à vraiment en comprendre les notions sous-jacentes.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 11 Juin 2012 - 10:10

    Toujours avec ce grand sourire qui me faisait presque rougir, Havan proposa un petit pique nique sur l’herbe. L’endroit était plus que plaisant et profiter des rayons d’un soleil me ravissait d’avance. Je n’aimais pas le teint de cachet d’aspirine que donnait un confinement prolongé à bord d’un vaisseau. Avoir l’air malade ne me plaisait pas, au contraire, je préférais de loin le teint halé que seul une longue après-midi ensoleillé savait me donner. Installés sur l’herbe folle, nous avions mangé avec appétit. J’avais même presque l’impression de manger quelque chose de différent des jours précédents. Ce n’était plus les mêmes rations de survies, elles avaient un goût de soleil et d’herbe fraîche ! Un pur régal.
    Le contact des doigts d’Havan me tira de ma contemplation des lieux et dès son compliment achevé je me sentis rougir à l’extrême. Laissant échapper un léger rire amusé, je me laissais tomber en arrière. Un matelas d’herbe confortable m’accueillit et je fixais les nuages et le ciel bleu. Comme ça m’avait manqué…un vrai séjour tranquille sur une planète qui ressemblait à la mienne. J’aurais tellement aimé retourner sur Aldeeran…
    Chassant mes tristes pensées, j’enlaçais mes doigts autour de ceux d’Havan qui ne m’avait pas lâché. Il nous arrivait d’être si proche par moment et pourtant il y avait encore ce mur invisible qui m’empêchait de me jeter littéralement à son cou. Et bon sang qu’est-ce que j’en avais envie…. Lorsqu’il reprit la parole pour lancer notre discussion sur un sujet tout autre que nos sentiments réciproques, je faillis le remercier.

    Me couchant sur le côté, j’appuyais de ma main libre sur les brins d’herbe qui m’empêchaient de le voir totalement. Que savais-je de la Force ? Pas grand-chose à vrai dire. Rewan m’avait appris à la sentir, à la reconnaître, mais il ne m’avait jamais expliqué quoi que ce soit à son sujet.


    - Seulement qu’elle est partout autour de nous. Qu’il s’agit de l’essence même de toute chose. Certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres, et puis il y a ceux qui savent la comprendre et l’utiliser. Pour tout te dire, je ne sais pas grand-chose…j’ai juste appris à la différencier, à la ressentir…c’est comme ça que j’ai su que tu étais un jedi sur Nar Shaddaa. Je ne sais pas exactement ce que tu venais de faire….mais j’avais sentit une variation importante.

    Je n’étais pas sûre d’être très claire, mais comment pouvais-je décrire mieux que cela une sensation que je connaissais depuis toute petite. Ce n’était pas comme décrire mon blaster et d’énoncer ces capacités… Non c’était bien plus subtil que ça. Je vivais avec cette sensation constante. Là encore je la ressentais, calme et fluide. On aurait dit une brise légère. Comment décrire pareille sensation sans devenir très vite incompréhensible ?

    Je replongeais mon regard dans le sien et restais un moment silencieuse. Etait-il possible que ce soit la Force qui ait mis Havan sur mon chemin ? Peut-être que j’avais été destiné à le rencontrer sur Nar Shaddaa, peut-être que nous étions fait pour nous retrouver ici sur Endor, loin de tous.


    - Je la ressens en moi, autour de moi aussi. C’est comme s’il s’agissait d’un sentiment, non d’une émotion. Mais en ce moment je dois avouer que j’ai de sérieux problème émotionnel ! Et c’est entièrement de ta faute, plaisantais-je en souriant Tu sais l’autre jour sur Dagobah…si je ne t’ai rien répondu…ce n’est pas parce que je n’éprouve rien pour toi…bien au contraire… C’est juste que j’étais un peu déboussolée ! Tu le sais n’est-ce pas ?

    Et hop, première allusion à notre discussion sur Dagobah ! Me sentais-je suffisamment sûre pour aborder ce sujet ? Aucune idée, mais de toute façon c’était trop tard maintenant. Je ne pouvais pas le laisser indéfiniment attendre un signe de moi… Je savais parfaitement ce que je ressentais pour lui, s’il avait eut l’honnêteté de me le dire, alors je me devais de faire la même chose non ?

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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 11 Juin 2012 - 12:20

Les yeux perdus dans le vague, j’écoutais Ariyà me parler de l’enseignement reçu de Rewan. Mon ancien frère d’arme était resté assez flou avec elle, mais je pouvais comprendre sa prudence au vu des risques qu’il courait dans sa vie quotidienne.

Oui, la Force est un flux qui nous entoure et nous pénètre. A travers elle nous sommes tous reliés… toi… moi… l’herbe… le vaisseau. A travers elle nous pouvons agir sur l’esprit et la matière.

Un don prodigieux que nous possédions, un don qui excitait les convoitises et la jalousie. Après l’ordre 66, la facilité avec laquelle tous nous avait abandonné démontrait bien à quel point l’ordre jedi apparaissait à beaucoup comme des empêcheurs de tourner en rond, des mystiques dont les principes moraux posaient problème aux ambitions des sénateurs. Que les grands maîtres n’aient pas vu venir cette tempête demeurait la meilleure preuve de toute la subtilité de l’empereur.

Mais sois toujours prudente face aux sirènes du côté obscur. La colère, la haine, de tels sentiments sont renforcés par l’utilisation de certains pouvoirs de la Force. A travers eux le côté obscur tente de s’accaparer nos âmes. Il est séduisant, prometteur de pouvoirs aisés, de grandeur… mais ce ne sont que des mensonges. Tous les utilisateurs du côté obscur n’ont eu comme dernier don que la damnation éternelle.

Il me fallait la prévenir immédiatement, avant même que nous n’ayons commencé l’entrainement. Je savais à quel point Ariyà était droite et loyale envers l’Alliance, mais nombreux furent ceux séduit pas le côté insidieux des arts siths. Face à un ennemi utilisant les moyens les plus odieux pour gagner, il s’avérait facile de céder à la tentation de rendre coup pour coup, et je craignais le jour où Ariyà serait confrontée à cela.

Venant m’allonger à ses côtés, j’oubliais les dangers de l’avenir pour me perdre dans son doux regard rieur. Admirant la courbe parfaite de son visage, je laissais mon regard vagabonder un peu plus bas avant de la fixer de nouveau d’un regard taquin. Me rapprochant encore, je posais une main sur sa taille fine et murmurais :


Je t’aime, Ariyà.

Lentement, je vins poser mes lèvres sur les siennes pour ce premier baiser que nous échangions depuis notre rencontre.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 11 Juin 2012 - 14:47

    Captivant. C’était le mot juste pour le qualifier lorsqu’il ouvrait la bouche ! Chaque fois qu’il me parlait de la Force et de l’art Jedi, il m’accrochait immédiatement. Quoi qu’il en dise, j’étais persuadée d’avoir le meilleur professeur de la Galaxie ! Si, si ! De la Galaxie ! Et puis ne négligeons pas son côté sexy ni le fait que je devais être la seule à pouvoir prétendre avoir un professeur comme lui pour moi toute seule ! Mais revenons un peu à la leçon du jour : le côté Obscur. Si Rewan avait été peu bavard concernant la Force, il avait été bien plus loquace lorsqu’il avait s’agit de me mettre en garde contre le côté obscur. J’avais eu droit à tout un énoncé de précaution que j’avais alors jugé ridicule mais qui au fil des années m’avait bien servi. Il m’avait appris à me battre sans utiliser ma colère, toujours avec efficacité et réflexion. Garder un œil stratégique sur chaque combat me permettait de rester en alerte sans utiliser ni la haine, ni la colère pour rendre mes attaques plus agressives. J’avais appris à me battre avec finesse comme se plaisait à le dire Rewan et cela me convenait parfaitement.

    J’étais en train de réfléchir aux dernières paroles d’Havan, concernant la damnation éternelle, quand je le sentis si près de moi que toute réflexion fut dès lors impossible. Je n’avais jamais remarqué à quel point son regard était si intense… Ni à quel point le simple fait qu’il ait sa main sur ma taille éveillée en moi un désir insoupçonnés. Je ne voulais pas non plus me jeter sur lui comme une affamée, mais s’il restait si près de moi…trop près de moi je ne pourrais bientôt plus répondre de moi ! Et cette façon qu'il avait de me dire qu'il m'aimait... jamais je ne me serais lassée de l'entendre. Décidément cet homme me faisait littéralement tourner la tête. Et ça c’était déjà vrai avant qu’il ne m’embrasse… alors que dire lorsque nos lèvres se rencontrèrent enfin ?
    Répondant à son baiser, je passais même mes bras autour de son cou pour l’attirer un peu plus près de moi si c’était encore possible. Ce pique-nique dans l’herbe prenait des allures étonnantes, et même si je gardais à l’esprit que nous n’avions pas inspecté les environs pour s’assurer que nous étions bien seuls à un kilomètre à la ronde, je tentais de mettre ce détail là dans un coin de mon cerveau pour ne me consacrer qu’à lui, qu’à ses lèvres, qu’à ce baiser.

    Ce fut sûrement notre propre désir refoulé de ses derniers jours qui rendit le baiser que nous échangions plus passionné, au point même que j’avais envie d’oublier tout le reste pour profiter de ce moment. Sauf que j’entendis des bruits de pas dans les herbes hautes sur ma droite. Havan du sentir que je me tendais assez brusquement, mais je ne doutais pas que ses propres sens l’aient alertés du danger en approche. Pouvait-on parler d’un danger ? Je n’en savais rien, en tout cas je ne ressentais aucune menace. Mais je ne savais pas grand chose de la faune locale alors autant être prudente. Sans rompre notre baiser, je fis glisser ma main le long du dos d’Havan pour la ramener sur mon côté sans éveiller le moindre soupçon. Mes doigts cherchèrent à tâtons mon blaster, et lorsque je le saisis enfin, je fis un léger signe à Havan.

    Bon sang celui qui était venu nous déranger allez comprendre son erreur ! J’avais tout sauf envie de quitter ses lèvres ou son étreinte, mais je n’étais pas non plus décidée à tomber dans les mains d’un impériaux de cette façon. Encore une respiration et il roula sur le côté tandis que je bondissais sur mes jambes près à tirer sur la première chose venue… Et quelle ne fut pas ma surprise de voir dressé sur ses petites pattes, au milieu des herbes hautes, une petite créature ressemblant à un ours en peluche. Il était loin d’avoir l’air hostile, mais je n’étais pas du genre à me laisser duper par des petits yeux larmoyants. Mon arme dû lui faire peur car il s’enfuit à toute jambe malgré mes appels pour le calmer. Entre temps Havan avait récupéré sa propre arme et se tenait près de moi.


    - Si je ne me trompe pas, il s’agit d’un Ewok. Il ne me semble pas que ce soit un peuple hostile, je pense même qu’ils sont pacifistes…. J’espère juste qu’il ne ramènera pas une armée de petits nounours comme lui !

    Me tournant vers lui toute souriante, je m’approchais pour lui enlever les herbes emmêlées dans sa chevelure.
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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 11 Juin 2012 - 15:28

Ariyà me rendit mon baiser avec ardeur et nous aurions peut être abordé des rivages plus intimes de notre relation lorsqu’un léger bruit de pas me fit dresser l’oreille. Oh, très léger, comme celui d’un animal avançant à pas de loups. Probablement l’une des multiples bestioles qui vivaient dans la zone, et qui allait regretter de nous avoir interrompu en ce délicieux moment. Ariyà, enlacée au creux de mes bras, me fit un discret signe de tête pour m’indiquer qu’elle avait entendu elle aussi et qu’elle était prête.

Roulant brusquement sur le côté, j’attirais à moi mon sabre laser et la lame jaillit au moment où ma charmante compagne pointait son blaster sur l’intrus. Mais tout ce que nous vîmes fut une boule de poils s’enfuyant dans les herbes hautes en piaillant.


Un ewok, oui. Ce petit curieux a du avoir la frayeur de sa vie.

Guère agressifs pour ce que j’en savais, les ewoks devaient avoir un village dans la région et cet éclaireur se trouvait surement dans la zone lorsque nous avions atterrit. La curiosité faisant le reste, il venait de gâcher la fin du repas. Grommelant contre la boule de poils qui n’aurait pu arriver à pire moment, je remis mon sabre laser à la ceinture tandis qu’Ariyà m’ôtait les brindilles qui parsemaient mes cheveux et me les présenta d’un air faussement sérieux qui m’arracha un petit rire.

L’instant d’intimité brisé pour le moment, nous revînmes à la formation d’Ariyà. Ayant été cherché son sabre-laser, je le lui confiais et nous nous assîmes en tailleur dans l’herbe, l’un face à l’autre, nos armes sur les genoux.


Le sabre laser est l’arme du jedi, Ariyà. Cela peut paraître une évidence, mais il y a une raison profonde à cette affirmation. Ces armes sont… quasi-impossibles à manier.

J’eus droit à une lueur de surprise dans les beaux yeux qui me fixait. Certes, s’entendre dire par un jedi que l’arme mythique de l’ordre est inutilisable peut surprendre, mais je continuais mon explication.

Je suis sérieux Ariyà, l’effet gyroscopique aléatoire engendré par la lame rend un sabre-laser aussi dangereux pour son utilisateur que pour l’adversaire. De fait, un jedi utilise son arme uniquement grâce à son lien dans la Force. C’est elle qui nous permet de nous en servir sans risque, et ce n’est qu’en faisant appel à notre elle que nous y arrivons car alors nous « savons » quel comportement la lame va adopter.

Je me levais, et Ariyà m’imita, l’air intrigué. M’approchant, je passais dans son dos et l‘encerclait de mes bras, afin que nos quatre mains se saisissent de la garde de son arme. Me concentrant pour ne pas être troublé par cette intéressante proximité, j’activais la lame bleutée qui jaillit dans ce sifflement caractéristique et demandais à la jeune femme de fermer les yeux. Méthode surprenante mais son regard aurait trop analysé la position du sabre laser et je tenais à ce qu’elle comprenne qu’il existait un autre moyen de le manier.

Laisse toi aller, fais appel à ton instinct. Ne sens pas la présence sabre uniquement par tes mains, sens le par ton esprit.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 11 Juin 2012 - 19:41

    L'interruption de cet ewok ne m'enchantait pas le moins du monde, surtout dans un moment comme celui-ci, mais Havan passa vite sa frustration en me proposant de commencer toute suite par ma première leçon de Padawan. Il était remonté à bord du vaisseau en courant et m'avait rapporté le sabre laser de mon père. C'était étrange de le tenir dans ma main et de savoir que d'ici peu j'apprendrais à le manier et à me battre avec. Ce n'était certainement pas la vie que Rewan avait rêvé pour moi, mais il avait toujours vu que j'étais loin d'être une petite fille modèle, sage et disciplinée ! Mon caractère de garçon manqué avait toujours inquiété ma grand-mère qui s'était sentit obligée, jour après jour, de m'apprendre la féminité et la grâce naturelle des femmes. Depuis j'essayais de combiner les deux, bien que durant mes missions j'étais bien loin de la jeune femme en tenue de soirée et sur talon aiguille prête à aller écouter de l'opéra.

    Assise en tailleur, je faisais face à Havan. Il se mit à m'expliquer ce qu'il savait sur les sabres lasers. Je fus surprise d'apprendre la dangerosité de ces armes. Je comprenais à présent la sévérité de Rewan lorsque j'avais voulu joué avec son sabre alors que je n'avais que dix ans. Il m'avait interdit de toucher à son arme, et j'avais toujours cru que c'était une crise de possessivité aiguë. Havan venait de me démontrer le contraire. J'observais le sabre laser de Rewan, le faisant tourner entre mes doigts comme j'avais pris l'habitude de le faire depuis des années. Havan me surprit une nouvelle fois en se levant agilement. Je l'imitais curieuse de savoir quelle tournure prendrait la suite de cette leçon et je fus loin de m'attendre à pareille approche !

    Lorsqu'il se plaça derrière moi et qu'il plaça ses mains sur les miennes, je sentis un sourire amusé s'étendre sur mes lèvres et un léger rire m'échappa avant que je parvienne à me concentrer à nouveau. Cette proximité était loin de m'aider, mais c'était une bonne façon de m'obliger à trouver la concentration nécessaire même dans les cas les plus...émoustillants !
    Je fermais les yeux sous sa demande et me concentrer sur cette lame bleutée. Je sentais le sabre vibrer légèrement entre mes doigts, je sentais également l'électrisation de l'atmosphère depuis que le faisceau lumineux avait jaillit devant moi. Je tentais de contrôler ma respiration, de faire le vide dans mon esprit pour ne penser qu'à cette arme que je tenais. Plus je me sentais vidée de toute pensée parasite, plus je sentais ces picotements familiers, cette brise légère. Les yeux fermés, j'avais presque l'impression de la voir évoluer par vague lente et paresseuse. Bientôt je sentis le regroupement d'énergie du sabre, je sentais les vibrations et l'énergie instable qui s'en dégageait. Etonnament je sentais aussi la maîtrise d'Havan, je savais qu'il contrôlait le sabre et même qu'il me protégeait de tout risque lié à son utilisation.

    Je me sentais parfaitement à l'aise, je ressentais la Force plus que jamais auparavant, je comprenais même ce qu'il avait voulu sous entendre en me demandant de sentir le sabre laser avec mon esprit....Et puis paf ! Havan m'était revenu en mémoire, mon cœur s'était emballé de me savoir serré contre lui. Et j'avais complètement perdu la concentration et le contrôle que j'avais eu jusqu'alors. Tournant mon regard par dessus mon épaule, j'adressais un grand sourire à mon professeur.


    - Si je reste dans tes bras je ne pourrais pas faire plus ! Tu me perturbes trop ! Alors à toi de choisir, ma concentration ou...Une petite pause...

    J'avais lâché mon sabre laser et avait glissé au creux de ses bras pour me tourner face à lui. Ma main remonta sur sa joue et j'attirais son visage près du mien pour l'embrasser à nouveau. Personnellement j'avais une idée plus que claire du choix que j'aurais fais à sa place. Mais il s'agissait pour lui d'annoncer la couleur en tant que professeur !
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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mar 12 Juin 2012 - 7:40

Sans relâcher mon étreinte, j’embrassais tendrement Ariyà, savourant la douceur de ses lèvres. Joueur, je laissais mes baisers courir le long de sa joue et descendre dans sa nuque, tout en lui murmurant d’un ton amusé :

Un bon jedi doit pouvoir se concentrer en toutes circonstances… et je dis bien en toutes.

Oui, ce serait d’ailleurs un bon entrainement. Depuis quelques jours nous jouions à ce petit jeu tous les deux, à ces tendres approches sans oser ou vouloir aller plus loin trop rapidement. Notre relation si nouvelle restait si pure, si délicieuse, que nous appréciions chaque étape et ne nous pressions pas de passer à la suivante. Le temps jouait pour nous, nous étions seuls sur une lune inhabitée et je ne désirais pas gâcher les choses par une brusquerie causée par la hâte.

Doucement, je relâchais mon étreinte tout en affirmant d’un ton docte qu’avant le réconfort venait l’effort. Un grand soleil brillait qui nous promettait une soirée magnifique avec le paysage sauvage et inviolé s’étendant face à nous. J’avais une petite idée de la meilleure façon dont nous pourrions passer la soirée, et cette fois-ci je comptais bien avoir fait une patrouille aux environs avant pour être certain qu’aucun ewok ou autre bestiole ne viendrait nous déranger.

Tandis qu’Ariyà reprenait son sabre, je lui expliquais :


Il existe sept formes standards de combat au sabre laser, chacune regroupant nombre de techniques et de mouvements à la disposition du jedi. Lorsque nous arrivions au temple, nous commencions tous par apprendre la forme dite Shii-Cho.

Allumant mon sabre laser, je me mis en garde standard sur ce style et demandais à ma charmante apprentie de m’imiter.

Le Shii-Cho date de l’époque où les sabres laser n’existaient pas. Dérivée des méthodes d’escrime classiques à la vibrolame, elle reste aisée à apprendre car peu évoluée, mais permet d’apprendre à maitriser son arme et à se concentrer sur son lien avec la Force. De fait, peu de jedis l’utilisaient au combat mais elle leur servait encore parfois lors des entrainements.

Les heures s’écoulèrent tranquillement alors que j’expliquais à Ariyà les différents mouvements du Shii-Cho. Effectuant le mouvement, je lui demandais alors de le répéter après moi, lentement d’abord puis en accélérant le coup. Le Shii-Cho ne disposait pas d’une gamme de coups spectaculaires mais sa simplicité même lui donnait une certaine élégance. Les maîtres nous expliquaient dans le temps que les mouvements évolués des autres formes demandaient une concentration intense que ne pouvaient atteindre les apprentis, trop occuper à se concentrer sur leur lien de Force pour ne pas perdre le contrôle de leur arme.

Ariyà se montra une élève attentive et douée. Concentrée, elle réussit à dépasser assez rapidement les premières difficultés que posaient l’effet gyroscopique de son sabre laser et alors que le soleil baissait sur l’horizon, elle arrivait à effectuer les mouvements de base du Shii-Cho sans que son coup ne dévie trop de la ligne d’attaque idéale. Je l’encourageais à chaque coup réussit et la remotivais à chaque échec, lui rappelant que maitriser l’arme des jedis demandait du temps. Et les heures passèrent…

Éteignant mon arme, je donnais enfin le signal de la pause. L’entrainement avait été assez long mais je ne voulais pas faciliter les choses à ma padawan, puisque padawan il y a, de crainte qu’elle ne sous-estime les épreuves qu’il lui faudrait traverser par la suite. Bien que nous n’ayons pas eu de mouvements violents, nous fatiguions de ces heures d’entrainements sans pause et la sueur coulait sur nos visages. Repoussant de ma main gantée les cheveux qui collaient à mon front, je proposais :


Je crois que nous n’avons pas volé une bonne douche. Le vaisseau ou le lac ?

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mar 12 Juin 2012 - 11:16

    La leçon fut éreintante, pas seulement sur le plan physique mais surtout psychologique. Si pour Havan s’était devenu une habitude de manier son sabre, ces longues heures de concentration m’avait particulièrement épuisé. Il m’enseignait patiemment chaque geste, chaque mouvement et pendant tout ce temps je devais rester concentrer sur les vibrations de ma lame. Je sentais quand je maîtrisais mal mon sabre, j’avais même reçu une décharge électrique lorsque je m’étais laissée distraire par une caresse dans le cou. Le jour déclinait lorsque je me déclarais satisfaite de cette première journée de formation. J’avais enfin pu manier le sabre de Rewan, chose que je n’avais jamais pu faire. Son avertissement avait résonné en moi, même après sa mort. J’avais conservé son arme près de moi en souvenir de lui mais je ne l’avais jamais vu en marche sauf sur Ghorman, dans les mains d’Havan.
    Avoir le sabre de mon père dans les mains, m’en servir, l’entendre vrombir à chaque mouvement m’apaisait. Je savais qu’il aurait été fier de me voir ainsi, campée sur mes deux jambes, en train d’apprendre à utiliser la Force pour manier le sabre qu’il avait confectionné lui-même. Je ne suis pas certaine qu’il aurait approuvé la relation étroite que s’installait entre moi et mon maître, mais comme Havan me l’avait si bien fait remarquer : Les temps changent.

    En sueur, j’éteignis le sabre laser et le nouais à ma ceinture. Je me sentais le droit de le porter ainsi même si je ne savais pas encore le manier avec dextérité. J’avais chaud et j’étais déjà en train de penser à une bonne douce pour me remettre de ce premier entraînement quand les paroles d’Havan me prirent au dépourvu. Je n’avais même pas pensé au lac !
    Mon regard glissa le long de la prairie légèrement en pente et j’observais quelques secondes les eaux sombres et attirantes du lac. Mon instinct me disait que ce n’était pas prudent, qu’on ignorait ce qu’il pouvait bien y avoir là dedans et qu’on pouvait une nouvelle fois se faire surprendre mais la perspective de me plonger dans cette eau fraîche, au milieu de ce paysage digne d’une carte postale j’en oubliais toute prudence. Nager était l’une des choses que j’adorais étant jeune sur Aldeeran. La maison de ma grand-mère était située près d’un lac, bien plus petit que celui-ci, mais j’avais toujours adoré m’y plonger dedans et le traverser de part en part. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de profiter de pareille baignade, mon choix fut donc aisé.


    – Le lac ! déclarais-je avec un grand sourire.

    Sans l’attendre je m’élançais à travers les herbes hautes le long de la colline. Ma course durant une poignée de minute jusqu’à ce que je me retrouve au bord de la rive. Merveilleux ! Des roseaux, des grenouilles et des plantes aquatiques couvertes de fleurs tout le long de la berge. Lorsque je me tournais pour voir où était Havan, j’eus le souffle coupé par l’image que je voyais. Le soleil commençait à disparaître derrière de haute falaise, le vaisseau scintillait sous les dernières rayons et les couleurs rosés qui nous enveloppait était tout simplement magnifique. C’est sur qu’à côté des marécages de Dagobah on avait décroché le gros lot ! Il fallait juste espérer qu’on nous laisserait tranquille !

    Mon compagnon n’était pas visible, c’était-il cassé la figure en pleine course ? L’image me fit sourire un peu plus. Sans l’attendre davantage, je délassais ma tunique et retirais chaque pan de tissus gênant. Lorsque je plongeais tête la première dans le lac, je ne portais rien de plus que mes sous-vêtements.
    L’eau n’était pas fraîche, elle était glacée, et passées les premières secondes de surprise, je profitais du bien qu’elle provoquait sur mes muscles tendus et endoloris. Je fis quelques brasses, pour me détendre encore davantage, puis revint vers la berge pour attendre l’arriver d’Havan. Penser à lui me fit sourire…ça devenait presque une habitude à son contact et pourtant j’étais plus connue pour mon air sérieux en toute circonstance que pour mon sourire. En même temps, cela faisait tellement longtemps que je ne m’étais sentie si sereine, totalement en confiance. Je ne ressentais plus ce poids lourd sur mes épaules, comme chaque journée que je passais en mission. C’était presque comme des vacances !
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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mar 12 Juin 2012 - 13:00

Avec enthousiasme, Ariyà opta pour une baignade dans le lac et partit en courant, me laissant sur place. Bien que nous n’allions pas loin, je pris les précautions d’usage en prenant toutefois le soin de verrouiller l’ordinateur de bord sur commande vocale et de fermer la trappe d’accès à l’intérieur du vaisseau. Je ne tenais pas à ce qu’un ewok de passage vienne fouiner dans nos affaires et piquer nos rations. Satisfait, j’accrochais mon sabre-laser à ma ceinture et suivit la piste de mon enthousiaste compagne d’un pas plus calme.

Lorsque j’arrivais à mon tour au bord du lac, je constatais qu’elle avait déjà ôté ses vêtements et plongé dans l’eau. Et là, je me rendis compte qu’il me fallait me déshabiller. Bon sang, je ne suis pourtant pas spécialement prude par nature mais se déshabiller alors que quelqu’un vous regarde fort attentivement, c’est toujours un peu gênant. Surtout qu’Ariyà ne semblait pas avoir la moindre intention de détourner le regard, bien au contraire ! En plus, j’avais toujours eu quelques réflexes de pudeur datant de ma formation jedi. C’est vrai, avez-vous jamais vu un jedi en petite tenue ? Non, les jedis se baladent toujours avec leurs vastes bures et je me souviens d’un blague entendue dans une cantina sur le fait que même en se lavant nous la portions.

Bref j’ôtais ma tunique puis mes bottes et mon pantalon, ne gardant qu’un caleçon et en me disant vaguement que nous aurions pu autrefois faire un calendrier avec des jedis nus pour aller les vendre dans les rues de Coruscant. Les Dieux du Temple, voilà comment je l’aurais appelé et je suis sur que cela aurait permis de renflouer les caisses de l’ordre. Imaginez un peu, de beaux jedis à la virilité juste couverte par un sabre-laser, cela ne vous fait pas fantasmer ?

Et hop, à l’eau ! N’écoutant que mon courage, je me jetais dans l’eau glaciale pour rejoindre ma naïade préférée. Il fallait admettre que passé le choc thermique initial, cela faisait du bien et décrispait les muscles raidis par la séance de l’après-midi. Nous avions de la chance de disposer de cette piscine géante plutôt que de devoir nous contenter d’une courte douche à bord du vaisseau. En quelques brasses, je m’éloignais de la rive.


Nettement plus agréable que les marais de Dagobah.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mar 12 Juin 2012 - 14:22

    Havan ne tarda pas à me rejoindre dans l’eau glacée de l’étang et contrairement à ce qu’il pourrait croire, je ne suis pas le genre voyeuse perverse ! Même si je suis certaine que ça ne lui déplairait pas ! Je m’étais donc écartée le temps qu’il se déshabille et avais fait mine de faire quelques brasses par-ci par-là. Un plouf me renseigna sur sa position actuelle et sur le fait que je pouvais enfin me tourner et l’observer sans en rougir jusqu’aux oreilles. Je n’étais pas du genre timide et pudique à l’extrême, mais il fallait reconnaître que cette situation était surprenante, un brin gênante même. Nous étions proche sans l’être vraiment et même si nous connaissions les sentiments que nous éprouvions l’un pour l’autre, seul quelques baisers avaient renforcé ce lien. Je le regardais faire quelques brasses, visiblement l’eau glacée lui convenait aussi et à voir son visage se détendre je n’en doutais plus. C’est sur qu’un bon bain chaud parfumé aurait également convenu, mais ne disposant que d’un lac sous la main je n’allais pas non plus faire la fine bouche !
    Et voilà que je pensais à prendre un bain maintenant, après les longues minutes passées à arranger mes cheveux le matin, c’était la goutte d’eau féminine de trop. Depuis que je vivais au sein des complexes de l’Alliance, je n’avais plus guère fais attention à moi. En fait je n’avais pas vraiment le temps pour ça, faire les boutiques, aller se faire chouchouter dans ces centres à la mode où l’on vous promettez détente et soins de beauté et passer des heures à me coiffer me maquiller et toute ces choses là …je les avais laissé derrière moi sur Aldeeran après que Rewan m’ait emmener avec lui sur la flotte Rebelle. Et voilà que depuis quelques jours je retrouvais toutes ces petites préoccupations, ces petits gestes pour me recoiffer ou comme maintenant, rêver d’un bain chaud parfumé.

    Havan me tira de ces pensées bien superficielles en déclarant tout haut que nous étions bien loin du paysage glauque et nauséabond de Dagobah. Comme j’étais d’accord avec lui ! Ici le cadre était idyllique, presque parfait. Vint se rajouter à ce décor la lumière des étoiles à mesure que le jour déclinait. Il ne tarderait pas à faire totalement nuit, mais nous disposions encore de plusieurs longues minutes avant que ce soit le noir total.


    - Je ne vois pas pourquoi tu dis ça ! Dagobah était une charmante petite planète et un bain de boue aurait été tout aussi agréable.

    Je concluais ma phrase d’un large sourire à son adresse et d’une première attaque de jet d’eau. Après tout il fallait s’y attendre, je n’allais pas le laisser faire trempette tranquille. Bien sur la riposte ne tarda pas à venir et sur plusieurs minutes se déroula la bataille navale la plus mémorable d’Endor ! Bon j’exagère un peu, mais il fallait reconnaître que ce moment fut des plus amusants et donc parfait pour terminer de se détendre. A grands éclats de rire je tentais de l’asperger autant qu’il m’arrosait mais j’étais bien loin de maîtriser l’art secret du jet d’eau destructeur ! Capitulant, je me laissais tomber à la renverse et restais quelques secondes sous l’eau. Revenant à l’air libre je m’avançais vers lui les deux mains bien en vue.

    - Un pacte de non agression ça te convient ! J’ai faillis boire la tasse deux fois, je tiens à ma pauvre petite vie tu sais !plaisantais-je à quelques pas de lui.

    Cette fois la nuit était quasiment tombée et seules les lumières de deux autres lunes et des étoiles éclairées encore le lac. Si nous ne voulions pas attraper la mort, il nous faudrait quitter les eaux glacées bientôt, mais forcément avec une pointe de regret. Je regagnais le bord de la berge jusqu’à n’avoir de l’eau qu’au niveau de la taille. Une légère brise me fit frissonner mais je restais encore dans l’eau, appréciant la morsure glacée sur mes muscles détendus. Tout en entortillant mes cheveux gorgés d’eau au dessus de mon épaule droite, je me tournais vers Havan.


    - On devrait regagner le vaisseau avant d’attraper froid non ?

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mar 12 Juin 2012 - 15:25

Une rude bataille navale s’engagea, bataille que je réussis à remporter en brisant la ligne de bataille ennemie sous les tirs croisés de tous mes vaisseaux. Alors que quelques semaines à peine plus tôt nous étions en train de nous terrer dans une base secrète de Ghorman à attendre une attaque impériale et à nous interroger sur l’identité d’un traître, voilà que nous nous retrouvions à jouer dans un lac d’Endor après un entrainement au sabre laser. A quoi tiennent les choses, c’est-ce pas ? Je suis certain que les grands maîtres y auraient vu un enchainement de conséquence voulu par la Force, et si la Force désirait que je sois avec Ariyà je n’allais pas dire non.

Sortant à moitié de l’eau, Ariyà proposa de rentrer car le soir tombait et la température baissait rapidement. Le peu de vêtement qu’elle portait encore sur elle pour ce bain du soir ne couvrait plus grand-chose et pour la première fois je pus apercevoir un tatouage qui partant de ses épaules descendait vers sa poitrine, son ventre puis ses hanches. Cela avait du demander des heures et des heures de travail pour arriver à ce résultat.


Magnifique tatouage.

Magnifique corps également, et je ne tentais même pas d’en détourner le regard alors qu’elle sortait de l’eau et rejoignait la rive. A moins de deux mètres d’elle, j’aurais de toute façon eu beaucoup de mal à faire semblant de ne rien voir, n’est-ce pas ? Sortant à mon tour de l’eau, j’allais chercher les serviettes et lui en présentait solennellement une avant de me revêtir de l’autre. Trop trempés, nous ne pouvions pas encore remettre nos vêtements à moins d’être prêt à les essorer ensuite.

Reprenant le chemin du retour, je me sentais un peu gêné par cette proximité physique et ce peu de vêtements qui nous couvraient. J’aurais mentis en disant que je ne ressentais aucun désir physique envers Ariyà, mais je n’osais pas aborder le sujet tant je craignais de briser le charme né entre nous. Fort heureusement, la température chutait rapidement sur Endor et nous devions marcher d’un pas vif ce qui cachait mon trouble et peut être le sien.

Une fois l’Iron II rejoint, je déverrouillais la rampe d’accès et nous embarquâmes avant que je ne la referme derrière nous. Les intrus de la nuit auraient bien du mal à entrer, et si prédateur il y avait la coque renforcée du cargo maintiendrait ses tentatives en échec. Traversant la salle centrale du vaisseau, nous arrivâmes devant le couloir où se trouvaient nos chambres. Disposer de plusieurs chambres indépendantes et les avoir confortablement aménagé faisait ma fierté car peu de contrebandier auraient pu en dire autant.

Nous nous retrouvions ainsi, nos serviettes sur les épaules, face à nos chambres. Pas un bruit ne se faisait entendre dans le vaisseau, mon droïde devait s’être mis en veille pour la nuit. A travers les pans entrouverts de la serviette qui couvrait ma compagne, je voyais ce surprenant tatouage. Elle était infiniment belle et désirable, et semblait me jauger de ses yeux rieurs où à ce moment perçait comme une note interrogatrice, comme un défi qu’elle me jetait.

Doucement, j’attirais la jeune femme à moi, frémissant lorsque la rondeur de sa poitrine m’effleura à travers la serviette. Nous n’avions nul besoin de parler, nous nous connaissions déjà trop bien pour cela et le silence même semblait nous entourer d’un voile comme pour préserver la pureté de notre intimité. Lorsque nos lèvres se joignirent, je sentis ce frisson de plaisir me parcourir et j’oubliais toute réticence de jedi. Je désirais Ariyà pour ce qu’elle était, pour ce qu’elle représentait pour moi. Il n’y avait plus ni maître ni padawan, juste deux êtres amoureux qui pouvaient enfin vivre l’un pour l’autre.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mar 12 Juin 2012 - 19:11

    Magnifique tatouage ? Hein Quoi ? Ah oui, j'avais complètement ce détail ! En même temps je n'avais pas l'habitude de me balader à moitié nue devant des gens qui me rappelaient son existence. Il était là depuis plusieurs années et à force je m'étais habituée à sa présence et à sa signification. J'adressais un rapide sourire à Havan en ramassant mon tas de vêtement. En même temps c'était difficile pour lui de ne pas le remarquer, il courait de mon cou à mes fesses en passant par ma poitrine, mon ventre et ma taille.... C'était pas le genre de petit tatouage discret que j'avais là et il n'était pas le seul à avoir été intrigué par sa présence.
    Nous quittâmes le lac en silence et en pressant le pas. Il commençait à faire frais et personnellement je n'avais pas envie d'attraper le genre de rhume qui mets des semaines à disparaître. Le silence qui nous avait accompagné tout le long du chemin était presque gênant, tendu même. C'était encore et toujours à cause de cette étrange relation que nous avions développé. En même temps ce qui nous liait aujourd'hui était si fort, si pur que j'avais presque peur de tout détruire en allant plus loin. Cette préoccupation m'échappa lorsque nous fûmes dans le couloir de l'Iron II à nous regarder sans savoir quoi dire.

    Comment je me retrouvais sur une couchette pressée contre lui, je n'en avais aucune idée. Je n'avais plus conscience de rien, juste que nous nous embrassions, qu'il me couvrait de caresse et que je n'avais plus qu'une idée en tête, me laisser fondre sous ses doigts. J'aurais pu me demander dans quelle cabine nous nous trouvions, qui s'était jeté le premier sur l'autre ou encore combien de temps s'était écoulé depuis notre baignade dans le lac.
    J'avais perdu toute notion de temps, de lieu et autre. J'étais juste enlacée dans ses bras, enchevêtrée dans les draps de cette fameuse couchette dont j'ignorais si c'était celle de ma cabine ou de la sienne. J'aimais le sentir contre moi, en moi et que dire des sensations que procuraient ses mains sur mon corps. Je pense sans mentir que c'était la première fois que je vivais une chose aussi intense. Et je savais parfaitement pourquoi. Contrairement aux fois précédentes, j'étais amoureuse et ça changeait tout, absolument tout. Du simple baiser dans le cou à ses mains glissant sur ma poitrine.

    Si nous avions eu peur de prendre froid en sortant du lac, il était clair que l'atmosphère s'était bien réchauffait entre nous. J'étais tellement déconnectée de la réalité que j'ignorais combien de temps avait duré nos ébats passionnés. Quand le calme et le silence prit la place des gémissements que nous laissions échapper de concert, j'étais allongée sur le ventre à côté de l'homme qui venait de changer totalement ma vie. Jusqu'à présent je n'avais eu à m'inquiéter que de moi, maintenant qu'il était entré dans ma vie, je ne pourrais plus voir mon avenir sans lui. J'avais du m'assoupir quelques minutes, éreintée par cette folle nuit que nous venions de passer, mais dès que j'ouvris les yeux, je croisais son regard braqué sur moi. Aussitôt mes lèvres s'étirèrent pour lui sourire.


    - Finalement...je suis contente d'avoir abusé de ta gentillesse sur Nar Shaddaa...J'avoue que je n'aurais jamais cru que cette mission me ferait finir dans ton lit mais je suis loin de le regretter !

    Je me redressais sur mes coudes et le surplombais légèrement. Je me penchais sur son visage et l'embrassais à nouveau. J'aimais toucher ses lèvres des miennes, en fait, j'aimais tous les contacts que je pouvais avoir avec lui. D'ailleurs rien que le fait de me tenir contre lui me faisait frissonner de plaisir.

    - Tu as été...humm...merveilleux ! glissais-je entre deux baisers.
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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mer 13 Juin 2012 - 8:28

Les serviettes glissèrent au sol, comme si nous ne supportions plus qu’elles séparent encore nos corps brûlant d’un désir ne pouvant plus être contenu. Prenant Ariyà dans mes bras, j’entrais dans sa chambre et la déposais sur la couchette. Ôtant le peu de vêtements qui la couvrait encore, je savourais sa glorieuse nudité qui s’offrait à ma vue. Un visage angélique, une poitrine rondie, un ventre ferme et plat, des cuisses de rêves, et ce tatouage mystérieux qui soulignait l’ensemble comme pour le mettre encore plus en valeur.

La nuit fut merveilleuse. A coups de baisers et de caresses, nous partions à la conquête de l’être aimé, nous abandonnant sans retenue aux vagues de plaisir qui nous parcouraient. Nos corps dénudés et en sueur tournaient et se retournaient sur la couchette, et lorsqu’enfin je la pénétrais nous nous unîmes dans un râle d’extase commun. Ce ne fut que fort tard que le sommeil nous prit et que, tendrement enlacés, nous sombrâmes dans un sommeil apaisé.

Émergeant lentement des brumes du sommeil, je croisais le regard rieur de mon amante qui me dit sa satisfaction de voir notre histoire commencée dans des circonstances difficiles sur Nar Shaada prendre une aussi agréable tournure. Se penchant légèrement pour atteindre mon visage, elle m’embrassa avec passion. Je sentis à ce simple baiser renaitre toute l’intensité de mon désir, mais un bip sonore nous interrompit.


Qu’est-ce que…

Je tendis le bras et activais la console de commande de la chambre afin de visualiser l’alerte. Comme dans tout cargo, chaque pièce disposait d’une console d’où l’on pouvait passer quelques ordres en l’absence du pilote. Lorsque l’écran s’alluma, je vis un rapport s’afficher que je parcourus rapidement. Rien de vraiment significatif, un court signal était apparu pendant quelques secondes avant de se dissiper.

Les senseurs ont cru détecter un vaisseau de passage, mais il s’agit probablement d’une erreur.

Les collines et les arbres brouillaient les détections, et je ne voyais pas ce que cela pouvait être d’autre. Dans une zone militaire, j’aurais peut être pu envisager que ce signal provenait d’une navette volant à basse altitude avec des brouilleurs actifs, mais sur Endor un tel scénario me paraissait très improbable. De toute façon, j’avais d’autres idées en tête dans l’immédiat car Ariyà était venu s’installer à califourchon sur moi et me fixait avec désir, ses doigts effilés glissant lentement sur ma poitrine. Jetant un regard entendu à la belle tentatrice, je lui demandais :

Deuxième round ?

~~~~~

Tandis que je reprenais mes ébats avec Ariyà, le capitaine Koldi donnait ses ordres aux troupes qui débarquaient de la navette lambda impériale. Des stormtroopers patrouillaient le périmètre, d’autres surveillaient les droïdes qui déchargeaient le matériel. L’environnement ne paraissait pas particulièrement hostile aux troupes d’élite de la 501eme légion, habitués à des secteurs bien plus dangereux, mais néanmoins chacun accomplissait son devoir avec sérieux et efficacité.

Établissez un périmètre de défense et commencez l’installation d’un camp de base. Dans les prochains jours nous partirons en exploration dans la région.

Quelques heures plus tard, les premières tentes se trouvaient installées en lisière de la forêt, et des batteries d’armes légères surveillaient les alentours. L’empire venait de poser le pied sur Endor, mais cela ni Ariyà ni moi, qui venions de reprendre son entrainement au Shii-Cho, ne le savions encore.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mer 13 Juin 2012 - 11:53

    Fichu tableau de contrôle ! S’il s’imaginait qu’il pouvait me planter là pour son vaisseau j’allais le faire changer d’avis rapidement. Pendant qu’il tapotait l’écran j’avais continué de le couvrir de baiser, chaque carré de peau qui se trouvait à porter de mes lèvres y avait droit. Oui, oui, je sais me montrer persuasive je sais ! Mais il me faut bien reconnaître qu’Havan avait été loin d’être difficile à convaincre.
    Nous étions donc repartit pour un second round, tout aussi électrisant que le premier. Peut-être même plus cette fois, puisque nos corps se connaissaient déjà. Nos ébats achevés, nous avions pris une douche et avions repris une activité normale. La seule différence avec la veille, c’est que maintenant plus aucune barrière ne nous séparait. Je le connaissais dans les moindres détails, je sentais sa présence avant même de le voir et sa proximité provoquait en moi toujours le même désir. J’avais tant redouté que notre relation soit moins belle, moins pure si elle prenait un tournant plus physique qu’émotionnel, mais je m’étais totalement trompée. A chaque fois qu’il posait un doigt sur moi, je sentais mon ventre se nouer et mes poils se hérisser, comme la veille.

    Nous avions quitté le vaisseau pour reprendre mon entraînement de padawan. Le soleil devait briller depuis plusieurs heures mais j’étais loin de culpabiliser cette petite grasse matinée. J’avais eu un peu de mal à me concentrer et à faire le vide dans mon esprit, mais après plusieurs tentatives ratées, je parvins à maintenir mon sabre sans ressentir une violente décharge électrique. Le sabre laser de mon père décrivait des mouvements en crépitant à chaque changement brusque. Je n’aurais su exprimer à quel point j’étais heureuse de pouvoir le manier de la sorte. Après plusieurs heures d’entraînement à répéter les mêmes gestes et à garder ma concentration, je levais ma main pour implorer mon professeur d’arrêter.


    - Peut-on faire une pause ? Je sais qu’il faut que je m’habitude à me concentrer aussi longtemps mais là je n’en peux plus… Et puis on pourrait faire autre chose au moins une heure ! Après tu me feras souffrir autant que tu voudras, promis !

    A voir la petite lueur allumée dans son regard, je me regrettais aussitôt de lui avoir promis une chose pareille. Mais j’avais réellement besoin de cette pause et on pouvait faire tout un tas d’autre chose très agréable en une heure ! S’il s’était attendu à ce que je lui propose un câlin dans les herbes hautes il se trompait complètement et cela ne faisait qu’étirer davantage mon sourire amusé.
    Personnellement j’avais pensé qu’il était peut-être plus intéressant de faire ce fameux tour du propriétaire que nous aurions du faire depuis la veille. Pour le moment nous n’étions sur que de la présence des Ewoks, mais peut-être y avait-il des autochtones plus dangereux que ces ours en peluche.


    - Allons faire un tour dans cette forêt tant qu’il fait jour. Je vais récupérer nos blasters, ensuite on se séparera pour couvrir plus de terrain et revenir plus vite à d’autres jeux plus amusants !

    Ca c’était un bon stimulant ! L’idée même de passer une nuit tout aussi agitée que la précédente était une excellente façon de me motiver. Je m’approchais de lui et l’embrassais rapidement avant de regagner le vaisseau pour prendre ce dont nous aurions besoin. J’en profitais pour remettre à sa place mon sabre laser, puis je rejoignis Havan à l’extérieur. Il verrouilla le vaisseau et nous primes le chemin de la forêt. Peut-être qu’on tomberait à nouveau sur un ewok qui sait !

    - Je prends par là haut, on marche environ vingt minutes puis on revient en arc de cercle ça te convient ? Je ne connais pas l’étendue de la forêt mais pour une première expédition ça semble raisonnable.
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mer 13 Juin 2012 - 12:52

Lorsque nous reprîmes l’entrainement, nous étions quelque peu fatigué par notre délicieuse nuit d’amour mais il s’agissait d’une saine fatigue. Sabre-lasers allumés, les mouvements se suivaient et se répétaient en boucle jusqu’à ce qu’ils en deviennent des automatismes. Le Shii-Cho ne constituait pas une forme évoluée mais néanmoins il ne fallait pas devoir réfléchir avant de porter un coup. L’instinct du jedi, sa connexion avec la Force, voilà quelles sont les bases du maniement au sabre-laser. Peu à peu Ariyà acquerrait ces automatismes et je venais de la féliciter lorsqu’elle m’implora de faire une pause.

Et même pas une pause pour des câlins ! Non, ma charmante padawan proposait une pause pour aller explorer les environs, ce qu’il est vrai j’avais légèrement oublié de faire. L’intervention de l’ewok la veille aurait tout de même dut m’amener à vérifier l’absence d’autres menaces plus sérieuses, mais nous avions eu des sujets nettement plus intéressants à aborder. J’&accrochais mon sabre-laser à ma ceinture, car désormais j’assumais de le porter en permanence tout du moins dans des endroits isolés comme sur Endor.

Ariyà, elle, laissa son sabre-laser dans le vaisseau et préféra prendre un blaster. Je comprenais ce choix, après tout elle ne maitrisait pas encore cette arme très dangereuse, et une arme mal maîtrisée se montre souvent inutile. Un bon vieux blaster ne posait pas ce genre de problème et suffirait à venir à bout de la plupart des bestioles que nous pourrions rencontrer. Nous étant séparés pour couvrir plus de terrain, je me retrouvais seul à longer l’orée de cette forêt, les sens aux aguets.

Vous espériez que j’allais tomber sur un seigneur sith ou sur une armée d’ewoks ? Eh bien, perdu, car la lisière se révélait parfaitement calme. La faune locale semblait se cacher, attendant sans doute la nuit pour sortir chasser, et si des ewoks vivaient dans la région, ils m’évitèrent soigneusement. J’hésitais à m’enfoncer dans les profondeurs de la forêt, mais la prudence fut plus forte et je savais à quel point ce genre d’arbres millénaires de plusieurs dizaines de mètres de hauteur pouvaient couper la lumière et créer des zones où seuls les plus dangereux prédateurs survivaient. Pour avoir vu les terres d’ombres de Kashyyk, je ne tenais pas à retenter l’expérience.

Chemin faisant, je laissais mon esprit vagabonder à Ariyà. Cette union charnelle, cette nuit de plaisir, cette débauche sexuelle, n’avait heureusement rien changé à la force de mon attachement pour elle. Je la désirais physiquement bien entendu, mais ce désir n’affaiblissait en rien le bien-être que je ressentais à me trouver près d’elle, l’amour que je lui portais, la joie que je ressentais lorsqu’elle me souriait. Avec elle je me sentais entier, en paix. Jamais, du temps où je croyais encore dans les préceptes jedi, je n’avais pu atteindre cet état de calme apaisé. Désormais, je ne redoutais plus l’avenir car je savais que je pourrais l’affronter à ses côtés.

Brusquement, je m’arrêtais. A terre, une empreinte apparaissait dans une flaque de boue. Pas une empreinte animale ou ewok, non, une empreinte de botte. Je vérifiais ma semelle pour m’assurer que je ne tournais pas en rond, mais l’empreinte n’y correspondait pas et à la pointure d’Ariyà non plus. M’étant accroupis, je fouillais la zone à la recherche d’autres empreintes mais si je mis la main sur des traces de passages récents, branches cassées et fougères écrasées, la terre sèche ne gardait pas d’empreintes supplémentaires.

De quand datait cette empreinte ? Le climat doux et l’absence de vent, coupé par la forêt, pouvait surement permettre à la glaise de les conserver plusieurs semaines, mais néanmoins je ressentis une légère inquiétude à l’idée que quelqu’un d’autre se trouvait peut être dans la région. Certes cela pouvait être un contrebandier, un explorateur ou toute personne qui comme nous cherchait le calme, toutefois je préférais ne prendre aucun risque et je repris donc d’un pas plus rapide la direction du vaisseau afin de trouver Ariyà.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mer 13 Juin 2012 - 15:38

    Bien moins prudente que mon compagnon, j’avais longé la lisière de la forêt cinq bonnes minutes avant de m’engouffrer à l’intérieur. L’endroit avait quelque chose d’inquiétant mais le blaster que je tenais fermement dans ma main suffisait pour l’instant à me rassurer. Aucune activité humaine n’était venue troubler le développement de cette forêt c’était évident. Certains arbres étaient si grand que même en me dévissant le cou je n’en voyais pas la cime, d’autres en revanche avait poussé à l’horizontale ce qui était tout à fait surprenant. Le tout était tellement dense que j’avais parfois besoin de contourner les obstacles qui se dressaient sur ma route en m’enfonçant un peu plus dans la forêt. Heureusement que j’avais un assez bon sens de l’orientation et que je savais exactement d’où j’étais venue. Arrivée à un nouvel obstacle je finis par capituler. Après tout je n’étais pas obligée de pousser l’exploration plus en avant, je n’avais rien repéré qui puisse nous nuire dans les environs immédiats, je pouvais donc rejoindre le vaisseau et Havan sans l’once d’un remords.

    Hum, rejoindre Havan et son corps enivrant… Tout d’un coup faire le tour du propriétaire pour s’assurer que nous ne risquions rien m’apparaissait futile en comparaison du désir que j’éprouvais en cet instant pour Havan. J’avais hâte de le rejoindre et encore plus hâte de me retrouver dans ses bras.
    C’est probablement à cause de ses pensées forts agréables que je ne fis pas attention aux traces de pas dans la terre meuble, ni aux branches cassées sur le chemin que je suivais. Et c’est à cause de faute d’inattention comme celle-ci que je me retrouvais bientôt entourée de cinq soldats impériaux, leurs blasters braqués sur moi. D’où ils étaient sortis, je n’en avais pas la moindre idée, mais une chose est sûre, si j’avais fais plus à l’affût du moindre danger je les aurais vu venir et j’aurais probablement pu m’enfuir. Tenter quoi que ce soit aurait été suicidaire j’en avais bien conscience mais je ne perdis pas une occasion d’en descendre au moins un. Le tir de mon blaster troubla le silence de la forêt et je priais pour qu’Havan ne se trouve pas trop loin. La réponse à mon attaque fut rapide et douloureuse, le stormstrooper qui se tenait derrière moi m’assena un violent cou à la tête qui me fit lâcher mon arme et m’écrouler par terre. Il se pencha sur moi, me redressa en tirant sur mes cheveux et pointa son arme sur moi pour me tenir en respect. Et il faut reconnaître que cette méthode fut plutôt efficace.


    – Voilà une prise qui devrait ravir le capitaine. Toi, fais le nécessaire pour qu’elle ne nous pose pas de problème durant le trajet

    A quoi pouvais-je m’attendre de la part de pareils idiots ? Sûrement pas à un bâillon et une corde autour des poignets. Non ça aurait été trop compliqué pour eux, tandis que me donner un nouveau cou sur la nuque c’était plus radical et plus fiable aussi. En deux secondes se fut le noir total. Au cours du trajet j’entrouvris une ou deux fois les yeux mais pour voir le décor se balancer d’avant en arrière. Tout était flou et j’avais terriblement mal à la tête.

    Quand je revins à moi j’étais dans une pièce mal éclairée, aux cloisons de fers semblables à celles des soutes des vaisseaux. Je n’étais pas attachée mais j’étais persuadée que la porte était parfaitement verrouillée. Je n’étais pas une invitée c’était évident. Tâtant l’arrière de mon crâne, je grimaçais lorsque mes doigts effleurèrent la jolie bosse que m’avait laissés les deux coups reçus. Bon il fallait que j’analyse ma situation actuelle, j’étais enfermée, probablement dans un vaisseau, mais au sol. Je n’entendais aucun bruit qui aurait pu me laisser penser que nous étions dans l’espace. J’étais donc encore sur Endor….mais où ? Et que fichaient ces stormstroopers sur la lune désertique qu’Havan avait choisi pour nous.

    Havan.
    Mon cœur se serra rien que de penser à lui. Il devait être fou d’inquiétude de ne pas me voir revenir…L’idée de ne plus le revoir me traversa l’esprit mais je la chassais vite pour éviter de commettre la même erreur ici. Je devais me concentrer, trouver une échappatoire et pour ça je devais oublier tout le reste, ne m’intéresser qu’à ma petite personne comme je l’avais toujours fait lors de mes missions pour l’Alliance.
    Oui, mais si Havan décidait de me retrouver ? S’il fonçait tête baissé et qu’il se retrouvait lui aussi aux mains de l’Empire... Non je ne pouvais pas penser qu’à moi. J’avais trop peur qu’il ne lui arrive la même chose qu’à moi, j’en vins même à regretter d’avoir tiré ce fichu coup de blaster dans la forêt. Je ne voulais pas qu’il soit dans le même situation que moi…il risquait plus gros que moi. Si les stormstroopers mettaient la main sur un ancien chevalier jedi, ils l’abattraient sur le champ sans se poser de question. Je m’étais adossée à la cloison faisant face à la porte, cela faisait plusieurs minutes que je tournais et retournais toutes ces question dans ma tête quand la porte s’ouvrit sur un homme immense, dont le regard sadique me pétrifia tout de suite.


    - Je suis le capitaine Koldi. Ravi de voir qu’il ne vous a pas trop abîmé. J’ai quelques petites questions à vous poser et je vous conseille vivement…de coopérer.

    - Hélas je n’ai rien à vous dire.

    Aïe, mauvaise réponse. Et à voir son sourire s’étirer, il avait espéré ce genre de réponse…
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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Mer 13 Juin 2012 - 19:13

Tout en marchant d’un pas pressé, je réfléchissais à cette empreinte de pas, ma réflexion quelque peu troublée cependant par la pensée du corps dénudé d’Ariyà, preuve s’il en était que l’inquiétude ne figurait pas encore en haut de ma liste de priorité. Certes quelqu’un se trouvait probablement dans la région, mais de là à s’affoler, il ne fallait pas exagérer. C’est donc avec empressement mais sans affolement que je retournais au vaisseau, bien décidé toutefois à ne pas laisser mon amante seule tant que cette histoire ne serait pas tirée au clair.

Ce fut le bruit reconnaissable entre tous d’un tir de blaster qui me tira de mes pensées. Reprenant d’un coup mes esprits, je pris en courant la direction d’où venait le bruit car je craignais fort de connaître l’origine du tir. Ariyà avait du rencontrer un problème, humain ou animal, et la seule idée de la savoir en danger me fit battre des records de vitesse. Courant et sautant, je fonçais à travers la forêt sans laisser les arbres abattus ou les déclinaisons du sol me ralentir.

Mais lorsque j’arrivais à l’endroit d’où le tir avait du partir, rien. Rien ? Tout du moins plus personne, car une piste se voyait, une piste qui s’enfonçait dans la forêt. Tout fraiche, comme en témoignait la sève qui perlait au niveau des branches cassées, cette piste ne pouvait s’expliquer que d’une façon : Ariyà avait des ennuis, de gros ennuis. Sabre-laser à la main, sens aux aguets, je décidais de m’enfoncer à mon tour au cœur de la forêt. Les kidnappeurs ne semblaient pas faire preuve de discrétion car leur piste se révélait d’une rare facilité à suivre.

Quelle ne fut pas ma surprise de tomber à moins d’un kilomètre de là sur un petit campement impérial installé dans une clairière ! Autour d’une navette de classe lambda, une vingtaine de stormtroopers allaient et venaient, installant des tentes et du matériel comme pour préparer une base avancée.


Que fait donc l’empire ici ? marmonnais-je dans ma barbe.

Peu importait dans l’immédiat, Ariyà comptait bien plus que les impériaux, et après avoir fouillé le camp du regard, j’en arrivais à la conclusion que le seul endroit sur pour un prisonnier serait la navette elle-même. Ayant vainement cherché comment m’approcher sans être vu, j’eus un sourire en apercevant un soldat s’éloigner du campement pour satisfaire un besoin naturel. Repensant à une ruse que nous avions utilisé sur Ghorman, je m’approchais lentement de lui par derrière et…

…et quelques minutes plus tard un stromtrooper revint dans la base, en apparence ayant soulagé sa vessie, mais si quelqu’un lui avait ôté son casque il serait tombé sur ma jolie frimousse. Reprenant la bonne vieille méthode maintes fois éprouvées selon laquelle aucun militaire n’arrête quelqu’un ayant l’air de savoir ce qu’il fait, je montais à bord de la navette. J’étais certes vaguement conscient d’être un peu fou de me jeter ainsi dans la gueule du loup, mais surtout conscient du fait que je n’abandonnerais jamais Ariyà, quel que soit le danger.

Au détour d’un couloir, j’aperçus un soldat entrer dans une pièce. Le peu de lumière et le mauvais angle m’empêcha de bien voir mais j’aurais juré avoir vu un objet avancer devant lui, sans réussir pour autant à l’identifier. A pas de loups, je m’approchais à mon tour.

~~~~~~

Au même instant, dans la pièce, le capitaine Koldi se tenait face à une Ariyà plutôt réticente à répondre à ses questions.


Rien à me dire ? Oh, je suis sur que si. Lorsque mon ami se sera occupé de vous, vous me supplierez de pouvoir me révéler tout ce que vous savez.

Un sourire sadique aux lèvre, le capitaine désigna la sphère noire qui venait à son tour d’entrer dans la pièce suivi par un soldat. Telle une sphère en lévitation de bonne taille, le droïde interrogateur IT-O, redouté à travers toute la galaxie, s’approcha lentement de sa victime.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Dim 24 Juin 2012 - 20:39

    A peine quelques secondes après ma déclaration pleine de courage, la porte de ma cellule s'ouvrit pour laisser entrer un petit droïde volant suivit d'un stromtrooper. Je savais parfaitement qu'un appareil de torture venait d'entrer dans cette pièce et je savais aussi que j'allais endurer mille tortures mais la seule pensée cohérente que je me surpris à avoir c'était « Bon sang ils se ressemblent vraiment tous ceux-là... Ca manque de personnalisation ! ». Ce fut la dernière pensée claire dont je me souviens. Après cela tout ne fut que douleur, cri et sang, parce que ce droïde avait décidé d'y aller franco. Si je n'avais pas été autant submergée par la douleur, j'aurais probablement vu le sourire cruel du capitaine Koldi, j'aurais également remarqué que le soldat avait quitté la pièce, sûrement pour monter la garde devant la porte. Cependant je ne voyais rien de tout cela, j'entendais seulement une voix qui me posait inlassablement les mêmes questions. Probablement Koldi. Que faisais-je sur Endor ? Y avait-il d'autres membres de l'Alliance ? Où était l'homme qui avait fui avec moi sur Ghorman ?

    Une pointe me traversa l'épaule comme une lame de couteau, je sentais l'odeur cuivré de mon sang, j'avais le cœur au bord des lèvres mais il était hors de question que je dise quoi que ce soit. Je préférais mourir plutôt que de trahir l'Alliance...que de le trahir Lui. Ma main glissa contre les pans de ma tunique, lentement, discrètement je fis courir mes doigts sur l'ourlet du vêtement jusqu'à y rencontrer un petit renflement. Je savais ce qui se trouvait là. Chaque membre de l'Alliance avait ces petites gélules remplies de poison, planquées sur lui. Nous avions tous juré de mourir plutôt que de trahir, et l'heure était arrivée pour moi.

    Rassurée par la présence du poison, je n'avais plus qu'à endurer les souffrances jusqu'à ce qu'il me laisse quelques minutes de répit. Il était peut-être sadique, mais il avait besoin de moi vivante. Il me ménagerait donc, le temps d'avoir les informations qu'il souhaitait.


    - Seule....Ordre....me cacher...seule...

    Ce n'était qu'à moitié un mensonge, mais le droïde interrogateur IT-O s'en rendit parfaitement compte et une nouvelle torture m'arracha un long cri de douleur avant que je m'effondre. Je ne sentais plus rien, je n'avais plus mal, j'avais même l'impression de flotter. Mes pensées étaient redevenues claires, et la première chose qui me vint à l'esprit c'est le visage d'Havan. Son si beau visage et ce fin sourire qu'il m'avait adressé ce matin au réveil. Son regard passionné, la douceur de ses caresses...l'amour que j' éprouvais pour lui.... J'allais mourir sans le revoir...je ne l'embrasserais plus, je ne me blottirais plus dans ses bras après l'amour...

    Soudain la douleur fut à nouveau là. Plus violente, plus douloureuse que jamais.... J'avais mal à chacune des plaies que cette saloperie de droïde m'avait faites, mais la douleur la plus vive venait de mon cœur. J'avais l'impression qu'on me l'avait arraché dès que j'avais pensé ne plus jamais revoir Havan. J'ouvris les yeux, et il me fallut plusieurs minutes pour comprendre que j'étais allongée par terre. Ma joue était posée sur une surface gluante et collante. Mentalement, j'étais en train de faire le point sur tout ce qui me faisait mal. J'avais l'impression que le droïde m'avait brûlé chaque nerf de mon corps, je n'arrivais plus à bouger les doigts de ma main droite et un rapide coup d'oeil me fit constater que je n'avais plus qu'un doigt en place. Les autres arboraient des angles bizarres. Détournant les yeux je vis la porte s'ouvrir.

    Combien de temps le capitaine Koldi m'avait-il laissé seule dans cette pièce ? Depuis combien de temps m'étais-je écroulée ? Je n'avais plus aucune notion du temps, en tout cas il me fallait attraper cette fichue capsule de poison avant qu'il ne revienne à nouveau. Avec une seule main ce fut difficile mais je parvins rapidement à arracher la doublure avec mes ongles. La gélule roula dans mes doigts et je la glissais rapidement dans ma bouche juste au moment où un stromtrooper entrait dans la pièce. La calant entre mes dents, je me tenais prête à faire éclater la mince pellicule de plastic.
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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 25 Juin 2012 - 9:48

Dans un claquement, la porte du couloir des cellules se ferma devant moi. Mais… depuis quand les impériaux respectaient-ils les procédures de sécurité ? D’habitude, au sein de leurs bases, ils ne verrouillaient que les secteurs les plus critiques afin de ne pas être obligé de repasser toutes les étapes de vérification qui permettraient de les déverrouiller. Preuve supplémentaire s’il en était encore besoin que j’avais affaire à des troupes d’élites et non pas aux garnisons vivant leur vie tranquille loin des centres de commandements stratégiques.

Pestant contre ce retard, je m’approchais de la console de commande et tentait quelques codes classiques d’authentification qui fonctionnaient parfois. Mais pas ce jour là, à chaque fois un message d’erreur m’indiquait que ma tentative restait vaine, et je savais qu’à trop m’acharner je risquais de déclencher une alerte de sécurité. Bien évidemment, je pouvais également découper le blindage avec mon sabre-laser, mais outre que cela me prendrait du temps je risquais d’être découvert par une patrouille.

M’éloignant, je tournais dans un couloir parallèle à celui des cellules, tentant de me souvenir du plan des navettes lambda. Le problème de cette classe de vaisseau venait d’aménagements intérieurs aisément modulables et dont les officiers impériaux ne se privaient pas de changer la configuration. Je devais réfléchir, et réfléchir vite. Ariyà entre leurs mains, je ne connaissais que trop bien les traitements qu’ils risquaient de lui appliquer et pourtant je n’arrivais pas à voir comment forcer l’entrée dans un secteur sécurisé de la navette.

Forcer les codes ? Déjà essayé, cela ne fonctionnait pas. Découper les parois ? J’ignorais ce qui se trouvait derrière. Neutraliser un stromtrooper et me faire passer pour lui ? Ils se déplaçaient à plusieurs dans le périmètre intérieur du camp, aucune chance de rééditer le coup de l’appel de la nature. Soudain, une idée me vint… oui, je pourrais peut être…

~~~~~~

La porte de la cellule d’Ariyà s’ouvrit sur le capitaine Koldi qui jeta un regard amusée à la rebelle en piteux état.


Toujours pas décidée à parler ? Dommage, nous allons devoir passer au niveau suivant d’interro…

Le capitaine fut interrompu dans sa phrase par un bruit assourdissant, celui du réacteur qui se déclenchait. Des hurlements se firent entendre à l’extérieur lorsque les tuyères crachèrent leur jet enflammé sur les soldats qui s’attendaient à tout sauf à cela. Sortant en courant de la cellule et en braillant que l’on coupe le réacteur, le capitaine ne put que constater les dégâts depuis la rampe d’accès de la navette.

Plusieurs corps en armure autrefois blanche et désormais carbonisée gisaient là au milieu des débris des caisses de matériel qu’ils déchargeaient. Bien qu’entrainés, les stormtroopers rescapés semblaient choqués et Koldi dut aboyer ses ordres à plusieurs reprises pour être obéi. Revenant devant la cellule d’Ariyà dont la porte n’avait pas été refermée, il croisa un sergent qui venait faire son rapport.


Capitaine, la porte du compartiment réacteur a été forcée et la console de commande de maintenance utilisée.
Déclenchez l’alerte générale, nous avons un intrus dans le périmètre.

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 25 Juin 2012 - 11:22


    Je ne sais pas comment, mais je parvins à m’asseoir sans émettre le moindre gémissement. Je n’allais pas non plus leur donner ce plaisir là. Si je devais mourir se serait la tête haute. Calant ma main blessée contre ma poitrine je me concentrais pour retrouver une vision suffisamment nette. Je n’avais pas du m’évanouir depuis très longtemps, du moins pas au vu de la petite flaque de sang qui nappait le sol. Cela ne faisait quelques minutes, mais j’avais l’impression que ça faisait des jours que j’étais là à souffrir le martyr. La porte s’était ouverte sur le capitaine Koldi et son sourire démoniaque. Je savais qu’il ne me ferait aucun cadeau mais il serait probablement déçu une fois que j’aurais mordu dans la capsule que je gardais entre mes dents. Il fut interrompu par le vrombissement assourdissant des réacteurs du vaisseau dans lequel je me trouvais. Sa mine surprise m’arracha un sourire et le voir se précipiter à l’extérieur m’aurait même fait rire si je n’avais pas eu aussi mal. Je tâchais de faire un rapide inventaire de mes blessures pour savoir si j’avais une petite chance de pouvoir m’enfuir. A part ma main en piteux état, j’avais l’épaule droite transpercée et l’impression d’avoir chacun de mes nerfs en feu. Je sentais une légère piqûre à la base de mon cou, probablement l’endroit où le droïde avait injecté son poison. Il m’avait également lacéré une joue mais pas de quoi m’empêcher de me lever. Seul le poison m’inquiétait…

    En m’appuyant contre le mur derrière moi, je parvins à me mettre debout, mais j’avais les jambes trop tremblantes pour me mettre à courir…Et puis de toute façon ma chance était passée, Koldi était de retour devant ma cellule. De la où j’étais et grâce à la porte ouverte, j’entendis tout de ce que venait de lui dire le soldat… Un intrus…
    Ca ne pouvait être qu’Havan.
    Mon cœur se serra, j’étais heureuse qu’il soit là, qu’il ait su me retrouver mais mon angoisse se fit plus grande. Pourquoi était-il venu ? Il risquait bêtement sa vie alors qu’il ne pourrait probablement pas me faire sortir… Il fallait être réaliste. Même si nous sortions indemne de ce vaisseau, on n’avait aucune chance à l’extérieur, surtout s’il devait me traîner. Il n’aurait jamais du venir, il aurait pu s’enfuir, quitter cette planète et se mettre à l’abri…
    Mais l’aurais-je fais à sa place ? Non.

    Le capitaine Koldi pénétra à nouveau dans la pièce et me fit face. Sa fureur était palpable et je me permis de lui sourire aussi joyeusement que possible. Même si j’étais consciente que cela devait plus ressembler à une grimace de douleur, je m’en fichais, d’ailleurs il semblait avoir parfaitement compris l’insulte derrière mon regard. Il m’assena une violente gifle qui me fit retomber promptement par terre. J’avais faillis mordre dans la capsule, mais in extremis je l’avais fais glisser sous ma langue. Ce n’était pas le moment de mourir, pas maintenant que je le voyais déstabiliser. Je voulais profiter de ça avant d’avaler le poison. Parce que oui, j’étais toujours décidée à mordre dans la gélule. C’était le seul moyen pour qu’Havan quitte ce vaisseau, le seul espoir pour qu’il s’en sorte vivant. Inutile de tergiverser, quand je ne supporterais plus la douleur, je mordrais dedans avec la joie d’avoir accompli mon devoir.


    - QUI EST-CE ? hurla-t-il en frappant à nouveau.

    Bon sang j’allais finir par croire que c’était génétique de savoir frapper une femme pile ou ça fait mal. J’avais la joue enflée, le sang me battait aux tempes, mais je relevais une nouvelle fois un regard de défi.


    - J’sais…. pas…. mais…j’espère….te tuera.
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 25 Juin 2012 - 12:19

Bien, ma petite surprise avec le réacteur semblait faire son effet si j’en croyais les ordres braillés un peu partout. Mentalement, je fis mes comptes : j’avais compté une vingtaine de stromtroopers sur la base, un gisait raide mort dans les fourrés et un rapide coup d’œil par une caméra m’avait montré cinq corps calcinés. Il restait donc une quinzaine d’ennemis, la plupart à l’extérieur de la navette, sans compter leur armement lourd. Plusieurs mitrailleuses se trouvaient installées dans le coin et je ne voyais pas comment les esquiver lors de ma fuite.

A moins que…

Oui, il devait y avoir un moyen pour nous sortir de là. Mais pour mener à bien mon plan, il me faudrait de l’aide afin d’effectuer une petit diversion. Toujours vêtu de ma tenue de stormtrooper et ayant caché mon sabre-laser, je me dirigeais vers le cockpit de la navette où se trouvait le pilote. La Force est merveilleuse et permet d’influencer certains esprits faibles, aussi je me concentrais et affirmais à l’impérial :


Cette clairière est dangereuse, vous y êtes attaqués.
Cette clairière est dangereuse, nous y sommes attaqués.
Il faut que tu ailles faire décoller immédiatement la navette.
Il faut que j’aille faire décoller immédiatement la navette.

Toujours lui donner des suggestions mentales collant à la réalité. Après tout, il ne pouvait nier le danger au vu de ce qui venait de se passer, et la seule « légère » incohérence à laquelle je venais de l’obliger était d’accepter l’ordre de décollage venant d’un simple soldat au lieu de son capitaine. Pour autant, la suggestion se trouvait assez puissamment implantée dans son esprit pour occulter temporairement sa logique. Avec le regard buté de ceux qui se voient ainsi influencés, le pilote s’installa à sa place et commença à manipuler les commandes.

~~~~~~~

Dans la cellule, le capitaine Koldi regardait d’un œil mauvais la rebelle qui osait encore le menacer. Il se repassa mentalement le programme de tortures qu’il lui prévoyait pour avoir ainsi osé lui tenir tête, et se jura également d’agir de même avec l’autre saboteur dès qu’il serait capturé. Pour autant, le vétéran ne craignait pas grand-chose, sachant que le nombre de ses soldats lui suffirait à en venir à bout. Alors qu’il s’apprêtait à retourner chercher le droïde interrogateur, il sentit une secousse parcourir le vaisseau et comprit ce qu’il se passait.


Bande de crétins, qui a donné l’ordre de décoller ?

Dégainant son blaster, le capitaine fit volte face et ouvrit la porte de la cellule. Sa dernière vision fut une silhouette dans l’ombre, puis un éclair bleuté qui lui fondait dessus… puis le néant.

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Aryià Renhanda

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 25 Juin 2012 - 13:43

    Jubilation ! Voilà qu’il était à nouveau surpris par le décollage de l’appareil. La secousse m’avait également étonnée et même si j’enrageais intérieurement de l’intervention d’Havan, je ne pouvais que le féliciter. Voir cette tête de fouine pâlir en à peine quelques secondes, c’était presque jouissif. Il avait pensé poursuivre l’interrogateur, mais fort heureusement pour moi ce contretemps me permettait de souffler un peu plus longtemps. Face à lui je me tenais droite, le menton haut mais dès qu’il eut tourné les talons, mes épaules retombèrent et je m’affaissais lourdement, espérant que le bruit de ma chute ne le fasse pas faire demi tour. Je ne voulais pas voir son sourire ou son air ravi…
    Ma surprise fut donc de taille quand je vis un éclair bleu le traverser de part en part. Il s’effondra devant moi et je l’observais les yeux écarquillés. Il était mort. En une fraction de seconde….

    Mon cerveau était complètement déconnecté, à tel point que lorsque je vis le stormtrooper dans l’encadrement de la porte j’étais en train de me demander si les sabres lasers étaient devenus l’arme des soldats impériaux. Je pense qu’il me fallut une bonne minute pour comprendre qui j’avais devant moi. Et même lorsque la conclusion s’imposa à moi, je restais à le regarder sans bouger. Mon corps tout entier espérait qu’il s’agisse d’Havan, pourtant mon cœur se serrait à cette simple pensée. Je voulais croire qu’il était toujours sur Endor, qu’il était en sécurité à bord de l’Iron II, qu’il n’était pas venu se jeter dans les griffes de l’empire par ma faute. J’avais la gorge sèche mais je parvins à articuler une phrase.


    - Vous…venez de tuer….votre boss…abruti !

    J’avais envie de rire, de pleurer et de hurler tout à la fois, mais je me forçais au calme et garder la capsule de poison sous ma langue, dans le doute. Sait-on jamais, les membres de l’Empire peuvent être sournois. Koldi aurait très bien pu mettre en scène sa propre mort, me faire croire l’intervention d’un groupe rebelle pour que je vide mon sac… Cela s’était déjà vu… Sauf qu’en face de moi il y avait toujours ce stormtrooper et qu’il n’avait pas bougé d’un centimètre. Qu’attendait-il ? S’il était là pour m’en coller une autre, qu’il ne se gêne pas visiblement c’était ma journée.

    Je crois que c’est à peu près à ce moment que je me rendis - réellement - compte qu’il tenait un sabre laser à la lame bleue… Et c’est à ce même instant que je sentis les larmes qui coulaient sur mes joues. Bon sang, il était là. Il avait fallut qu’il vienne, qu’il se mette en danger… Ma vie ne valait pas la sienne, pourquoi risquait de tomber entre les mains de l’Empire… Il risquait plus que moi s’il se faisait attraper, et je savais parfaitement qu’il n’ignorait pas le sort réservé aux anciens Jedi…Je m’adossais contre la cloison glacée et tentais de remettre de l’ordre dans mon esprit. Si la douleur était encore trop violente pour que je sois capable de raisonner normalement, j’étais maintenant intimement convaincue que sous ce masque de soldat impérial se trouvait Havan.


    - Mais…qu’est-ce…que tu fais là…. ? Ils…vont te tuer…s’il te trouve.... Pars…vite

    Je n’avais plus la force, ni le cœur de lever les yeux. Je ne voulais pas croiser son regard au cas où il aurait retiré son casque. Je ne voulais pas le revoir de peur de voir ma raison défaillir. Il était hors de question que je le mette en danger, il devait quitter ce vaisseau sur le champ, monter à bord de l’Iron II et aller le plus loin possible de cette planète. Moi je savais parfaitement ce qu’il me restait à faire.

    - Je t’en prie… ne reste pas…ici
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Havan Kehln

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MessageSujet: Re: [STAR WARS] Un endroit paisible, loin du fracas des armes [Ariyà]   Lun 25 Juin 2012 - 14:26

Lorsque l’impérial s’effondra raide mort à mes pieds, je vis enfin Ariyà. A cet instant je ressentis une bouffée de colère et je regrettais presque d’avoir tué Koldi aussi proprement. En sang, les doigts brisés, une large plaie ouverte à l’épaule, la jeune femme faisait peine à voir et je craignais presque d’être arrivé trop tard. Mais se redressant péniblement, elle me murmura de fuir, m’ayant reconnu malgré ma tenue. Ôtant mon casque, je m’agenouillais à son côté et murmurais :

Je pars… mais avec toi.

Avant qu’elle ne puisse répondre, je lui ouvris la bouche et la bloquais d’une main. Je savais qu’elle avait sur elle une capsule de poison et je voyais sur l’ourlet de son vêtement le petit trou par où elle l’avait sortit. Brisée nerveusement et physiquement, elle pouvait casser la capsule à tout instant, soit par réflexe soit pour m’obliger à fuir, et je ne voulais pas la perdre ainsi. Fort heureusement, je pus récupérer la capsule sous la langue d’Ariyà. Elle se débattit bien un peu mais à partir de ce moment je me refusais à lui laisser la moindre initiative… pas après ce qu’elle avait subit.

Je ne savais pas trop où nous étions, mais cela importait peu. D’abord il fallait s’occuper d’Ariyà. Heureusement, la navette disposait d’un terminal médical afin de soigner les soldats qui auraient pu être blessés. Le droïde 2-1B qui s’y trouvait s’approcha lorsque j’allongeais Ariyà sur une couchette. La jeune femme tenta encore de protester contre la folie que j’avais faite en venant la chercher, mais le droïde, ayant analysé son état et l’ayant considéré comme sérieux, lui injecta prestement un anesthésiant qui la fit sombrer dans un profond sommeil.

Rassuré de ce côté-là, je laissais ma compagne aux bons soins du droïde et je retournais dans le cockpit. Un soldat s’y trouvait, bataillant avec le pilote sur le fait de savoir s’il fallait retourner au camp ou s’en éloigner. Ma colère n’étant pas éteinte, je ne fis pas dans la dentelle et ce fut bientôt deux cadavres de plus qui jonchèrent ma route. Prenant à mon tour les commandes, je posais la navette au milieu d’une vaste plaine. Au loin sur l’horizon scintillait le lac près duquel se trouvait caché l’Iron II, et au vu des distances les stormtroopers n’avaient aucune chance de nous rejoindre.

Quand à l’équipage, mis à part le capitaine et les deux morts du cockpit, il semblait bien que je sois seul maître à bord. Satisfait, je retournais à l’infirmerie où je trouvais Ariyà, toujours endormie, reposant dans une cuve à bacta. Le droïde avait découpé ses vêtements et profité de l’anesthésie pour remboiter les articulations de ses doigts. Le produit de soin dans lequel elle baignait ferait le reste, mais le corps dénudé de la jeune femme que quelques heures plus tôt je couvrais de mes baisers se trouvait désormais recouvert de plaies.

Le regard sombre, je me promis qu’aucun de ses bourreaux ne quitterait Endor vivant. La navette constituant leur seul moyen de communication, les stormtroopers survivants ne pouvaient joindre leur vaisseau porteur qui devait se trouver en orbite, et je passais les heures suivantes à fouiller dans les archives du vaisseau tandis que le bacta agissait. Je pris toutefois le temps de passer par l’atelier à droïde afin de réduire en pièces détachées le droïde IT-O, qui bien que simple instrument sans cervelle servit à me passer les nerfs.

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