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 Nicolaï KalonErc'h

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Nicolaï KalonErc'h

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Messages : 44
Date d'inscription : 07/10/2011

MessageSujet: Nicolaï KalonErc'h   Mar 8 Nov 2011 - 21:47

1) Type de RP recherché

Taille : je m'adapte à l'autre joueur (de 20 lignes à 5 pages word selon)
Fréquence : plusieurs fois par semaine sinon je ronge mon clavier et je décroche

Ecriture : passé simple/imparfait

Utilisation de la 3ème personne

Un peu maniaque de l'orthographe sur les bords. Razz

2) Univers joué

Miradelphia. (monde fantasy, magie présente)

3) Fiche de personnage

Nom : KalonErc’h (mais c’est pas certain qu’il s’appelle comme ça)

Prénom : Nicolaï (là par contre, c’est sur, ce n’est pas son vrai prénom)

Âge : 19 ans (bon, ça on doit être dans le vrai)

Sexe : Masculin

Race : Humain

Particularité : Complètement ambidextre, des yeux gris très étranges et totalement amnésique

Alignement : Neutre/bon

Métier : Chevalier d’Ysari & seigneur de Dyriet

Classe d'Arme : Corps à corps


Équipement :
Lorsque Nicolaï se bat, c’est à l’épée et avec un bouclier. Il ne possède pas grand-chose. Son épée est l’une des uniques choses qu’il sait vraiment lui appartenir. Cette épée, son haubert, son tabard et sa chevalière.
La chevalière, trop grande pour lui est toujours attachée à une chaîne autour de son cou. C’est une grosse bague assez large et représentant sur le dessus un dragon aux ailes repliée. Ce bijou doit valoir une véritable fortune. Elles est en effet forgée dans de l’argent et sertie de saphirs. Le dragon est une magnifique œuvre d’orfèvrerie aux détails époustouflant pour sa taille. Quand à l’intérieure de cette chevalière, il est gravé de fines runes formant un nom : « KalonErc’h ». C’est de là d’où viens son nom. La chevalière est l’un des principaux éléments sur lesquels il se base pour retrouver sa famille et savoir qui il est en réalité. Une chose étrange avec ce bijou doit cependant être mentionnée. En effet, la chevalière rétrécit de jour en jour. Elle semble s’adapter à Nicolaï (c’est d’ailleurs là la seule particularité du bijou) et viendra un jour ou elle finira par être assez petite pour qu’il la passe à son doigt sans risquer de la perdre.
L’épée de Nicolaï est à l’image du jeune homme. Simple, bien équilibrée et parfaitement aiguisée. La lame est droite, le pommeau également. La garde est simple, le plat de la lame est sans aucune décoration. Une épée parfaitement fonctionnelle. Une arme de guerre bien plus qu’une arme de parade.
Son haubert n’a rien de particulier. C’est juste un long manteau de maille doublé de tissus rembourré pour amortir les chocs. Nicolaï espère pouvoir bientôt le compléter par un harnois, mais il appréhende grandement le moment ou il devra enfiler cet énorme armure pour combattre et ne se presse donc pas pour l’acheter.
Le dernier objet qu’il est certain qu’il lui appartient est son tabard. Ce long vêtement blanc qu’il portait par-dessus son haubert au moment ou on l’a trouvé représente le même motif que sur sa chevalière. Un grand dragon bleu sur un fond blanc immaculé. Bien sur, le vêtement était abîmé et trouer par un séjour prolonger dans l’eau de mer, mais Nicolaï a réussi à le récupérer et à le remettre en état. Certains hommes avait alors dit qu’il était aussi habile avec un aiguille qu’une femme et qu’il ferait mieux de rester avec elles. Ce n'est pas lui qui a terminer cet ouvrage, mais son amie: Cyrielle. Ceux qui riaient à ce moment là le firent moins lorsque Nicolaï tint une arme pour la première fois depuis qu’on l’avait trouvé et leur montra ce qu’était la Mort en marche.



Description physique :
Sans être un canon de la beauté, on ne peut pas dénier à Nicolaï un certain charme. Mais il semble ne pas s’en préoccuper un seul instant. Il ne porte pas plus d’attention à l’effet qu’il produit chez les femmes que de la première paire de chaussette qu’il a enfilé (de toute façon il ne s’en rappellerait pas).
Son visage est fin, encadré de cheveux châtains foncé légèrement qu’il porte toujours mi-long. En fait, c’est ainsi qu’on la trouvé et il espère qu’on le reconnaîtra un jour. Il prend un grand soin à se raser et ne supporte pas la barbe qui pousse sur son visage si il oublie trop longtemps de prendre cette précaution. Certains trouvent ses traits son trop fins pour un homme. Pourtant, il n’y a aucun doute possible.
Malgré tout le temps qu’il passe à l’extérieur, sa peau est toujours aussi pâle, voir même ivoirienne. Des mois sous le soleil d’Ysari n’y changent rien du tout et il semble immunisé contre les coup de soleil.
Le nez de Nicolaï est droit. Ni en trompette, ni cassé. Juste droit. Pas trop long, mais pas trop court non plus.
Ses lèvres sont fines et s’étirent parfois en un léger sourire. Mais c’est assez rare car le jeune homme ne sourit que lorsqu’il se trouve particulièrement à l’aise ou joyeux. Autant dire pas souvent.
Ses paupières s’ouvrent sur des yeux d’un gris métallique. Il pose la plupart du temps un regard intrigué sur le monde qui l’entoure. Parfois curieux, ravi, intrigué. Il n’y a que deux moment ou Nicolaï et ses yeux gris font vraiment peur. Lorsqu’il se bat et lorsqu’il est en colère.
Dans ce premier cas, inutile de chercher une expression sur son visage. Celui-ci est parfaitement lisse et stoïque. Lorsque Nicolaï apporte la mort, il le fait avec une rigueur, une méthode et une précision extraordinaire. Rien ni personne ne semble alors pouvoir l’arrêter et si jamais vous croisez ses yeux à ce moment là, c’est la promesse de votre trépas prochain que vous y verrez. Rien de plus ni de moins.
Lorsque Nicolaï est en colère, les choses ne sont pas mieux. C’est même pire encore. En effet, il parvient parfaitement à vous faire comprendre rien qu’en vous regardant que vous ne devriez plus être là depuis un moment déjà. Ses yeux semblent vous lancer des éclairs et vous vous demandez alors si il va ou non vous sauter dessus pour vous égorger avec les dents. L’expression martiale du jeune homme n’aide pas beaucoup dans ce domaine.
Le corps de Nicolaï est bien proportionné, mince, svelte malgré ses muscles solides. Il n’est pas déformé comme la plupart des combattants. Son ambidextrie a visiblement été exploitée au mieux et il n’existe aucune différence entre son côté gauche et son coté droit. Son thorax est large, mais pas trop non plus. Il garde donc une certaine impression de finesse qui lui vaut pas mal de questionnement. Alors qu’il s’entraîne encore quotidiennement, ses muscles semblent ne pas plus se développer.
Il s’habille de manière sobre et plus fonctionnelle que vraiment esthétique. Pourtant, ses vêtements noirs et gris mettent parfaitement en valeur son corps bien proportionné, sa peau pâle et ses yeux gris.
Malgré toutes ses qualités, Nicolaï n’est pas parfait. Il a plusieurs défauts. Celui qu’il juge le plus important est sa claudication. En effet, le beau jeune homme est légèrement boiteux. Mais cela ne se remarque que lorsqu’il ne porte pas ses bottes. En effet, celle-ci a été fabriquée pour corriger ce défaut et lui permettre de marcher tout à fait normalement. Mais dés l’instant ou il les retire, on ne peut pas manquer le fait qu’il évite de mettre tout son poids bien longtemps sur son pied droit. Sa jambe droite est en effet plus courte d’environ 1,5 centimètres que sa jambe gauche. Cela lui fait de temps à autre mal s'il force sur son pied droit.
Autre élément étrange, cette tache de naissance ayant vaguement la forme d’un oiseau et située au centre de son torse. Elle ressemble à une tache de vin et attire les regards de ceux qui aperçoivent Nicolaï torse nu durant les entraînements. Il est en effet difficile de la manquer sur la peau blanche du jeune homme.
Un autre de ses défauts est une cicatrice sur son épaule gauche. Elle semble avoir put être causée par une épée, mais celle-ci devait avoir une forme très particulière pour avoir causer ce genre de plaie. L’autre possibilité étant que l’épéiste est imprimé à son arme un va-et-vient alors qu’elle était profondément enfoncée dans l’épaule de Nicolaï.



Description mentale :
Le moins que l'on puisse dire est que Nicolaï est un grand rêveur. C’est la première chose que l’on remarque chez lui. Il a tendance à se disperser et se concentre assez difficilement sur un sujet quand celui-ci ne l’intéresse pas. « Le plus court chemin entre deux points est une ligne courbe et si par hasard il était possible de faire le tour du monde avant d’arriver au deuxième point, tant mieux » serait une phrase qui le caractérise très bien. Il a sa propre logique. Il est parfois compliqué de comprendre son raisonnement, mais le résultat est là. Nicolaï arrive toujours à son but et à la bonne solution.
Il parle assez peu et préfère largement agir. Il se fait parfaitement comprendre autrement. Suite à son amnésie, il a dut réapprendre complètement à parler et a donc encore de temps à autre des difficultés à trouver ses mots. D’où le fait qu’il ne s’exprime pas souvent.
Il n’a par contre pas encore réapprit à mentir. Nicolaï est direct et franc. Si on lui demande son avis, il le fera clairement savoir sans se soucier un seul instant du rang de la personne à laquelle il s’adresse.
Le jeune homme a parfois des réaction un peu étrange. Il se met à humer l’air comme un animal ou encore à grogner légèrement lorsqu’il se sent menacé. Nicolaï est un personnage étrange, capable d’égorger un homme sans la moindre pitié et de se montrer plein de sollicitude la seconde suivante avec quelqu’un d’autre. D’autres fois, il a des réactions un peu infantile. Il a tout a réapprendre, mais même s’il ne sait pas grand-chose, il apprend rapidement.
Qu'est-ce qu'être chevalier? Nicolaï se pose toujours cette question. Un chevalier est quelqu'un qui se comporte de mannière honnorable, qui défend son seigneur, qui se bat pour protéger ceux qui son en danger. Mais n'y a-t-il rien d'autre? Un chevalier est-il seulement un combattant? Pour Nicolaï, se n'est pas le cas. Il tente donc, par tout les moyens de s'approcher de cet idéal de vertu que rapportent les plus belles légendes.


Histoire:

La soif.
C’est cela qu’il ressentit lorsqu’il reprit conscience.
Doucement, comme espérant pourvoir humidifier ses lèvres, il passa sa langue dessus. Elles étaient gercée et avait un horrible goût salé.
Petit à petit, tout son corps commençait à lui répondre de nouveau. Il avait mal. Très mal même. Mais se n’était pas cela qui l’intriguait le plus. Il était dans une sorte de liquide. Un truc qui coulait autour de lui de manière cyclique. Venant et se retirant par la suite. C’était étrange, très étrange.
Il voulut savoir ou il se trouvait et quelle était cette chose qui coulait autour de lui.
Dans un effort qui lui parut surhumain, il ouvrit les yeux que fermait une grande quantité de sel.
La première chose qu’il vit lui fit refermer immédiatement les yeux. Au dessus de lui brillait une énorme boule lumineuse.
Incapable de faire le moindre mouvement, il resta sans bouger. Des heures, des minutes ou quelques secondes ? Il n’en savait rien, mais ce temps lui parut très long. Au final, il réussi à mobiliser suffisamment sa force et sa volonté pour se redresser et se mettre assis. Lorsqu’il ouvrit à nouveau les yeux, il découvrit qu’il était assis face à une grande étendue d’un bleu parfait. Les gens lui diraient plus tard que c’était la mer Olienne, mais alors le garçon de neuf ans n’en savait rien. Derrière lui se trouvait une autre étendue jaune. Avec plein de morceau de bois dessus. Mais pas aussi grande et, contrairement au grand truc bleu, il pouvait y marcher sans tomber ou s’enfoncer dans le liquide sallé.
Tout tranquillement, l’enfant se dirigea vers l’étendue jaune. Il ne savait pas comment on l’appelait. Bien vite, cette bande jaune laissa place à une autre étendue. Verte. Avec se qui ressemblait à un serpent marron qui le parcourait.
Il vit alors un groupe de créatures approcher très vite sur ce serpent marron. Ils étaient terrifiants et sublimes dans leurs habits de lumière. La grosse boule jaune dans le ciel se reflétait à l’infini sur leurs vêtements métalliques.
Il eu peur au début. Qui étaient ces gens ? Ils étaient vraiment étranges avec leurs quatre pattes et leurs deux têtes.
Pourtant, l’enfant était trop fasciné par se qu’il voyait pour s’écarter. Bien au contraire. Il restait planté au milieu du chemin. Les créatures brillantes durent s’arrêter net devant lui.

-Place petit gueux, cria l’une des créatures.

Il ne comprit pas et s’avança légèrement, tendant la main pour toucher ces étranges animaux.

-Es-tu sourd, cria la même créature. Je t’ais dit de déguerpir petit fouille merde.

L’enfant ne dit toujours rien, mais pencha la tête sur le côté, arrêtant son geste pour toucher la superbe créature.
« Fouille merde » ? C’était lui ? Il n’en savait rien. Avait-il un nom ? Bonne question.

-Attend, tu trouve pas qu’il est bien vêtu pour un gueux, fit remarquer l’une des créatures.

L’enfant se regarda. Il avait un vêtement blanc et assez long sur lequel était dessiné un grand oiseau bleu. Mais cet oiseau était quand même un peut étrange. C’est alors seulement qu’il fit attention à un poids qui pendait à son coup. L’enfant tira sur une petite chaîne, dévoilant un gros anneau de métal qui brillait plus encore que les gens devant lui. Au dessus de ce gros anneau se trouvait un oiseau aussi étrange que celui sur son habit.

-Quelqu’un a déjà vu ce blason quelque part, demanda l’un des hommes ? Un dragon d’azur sur fond blanc sa doit pas passer inaperçus sur un champ de bataille.

Personne ne lui répondit. L’homme descendit de cheval et s’approcha de l’enfant. Celui-ci le regarda sans sourciller et sans bouger, tenant fermement entre ses doigts la grosse bague. C’était son trésor à lui. Cet homme brillant n’avait pas intérêt à tenter de le lui prendre. Sinon, il allait le mordre.
L’homme s’accroupit en face de lui et retira son heaume et son camail.

-Vien avec nous, dit-il en lui tendant la main.

L’enfant regarda la main tendue vers lui et la prit sans vraiment comprendre. L’homme l’entraîna jusqu’à son cheval et le fit monter dessus avant de s’installer derrière l’enfant.

-Tu as un nom, demanda-t-il de sa voie grave ?

L’enfant le regarda, puis désigna du doigt le premier chevalier qui avait parlé.

-Il l’a dit, je m’appel fouille merde.

Le chevalier partit d’un grand éclat de rire. L’enfant ne comprenait pas se qu’il y avait de drôle.

-Non, fouille merde n’est pas un nom. Fais moi voir ta bague.

Avec un peut de réticence, l’enfant la tendit au chevalier. Celui-ci l’inspecta et fini par découvrir une fine gravure à l’intérieur.

-KalonErc’h. Cela vous dit quelque chose ?

Les autres chevaliers secouèrent la tête pour signifier que non.

-On le ramène à Arcani. On verra bien une fois sur place. Et puis, pour avoir un bijou en Argent sur lui ça ne m’étonnerait pas que des parents très riches soient en train de le chercher partout.

L’enfant récupéra son anneau et glissa de nouveau la chaîne autour de son coup. Le chevalier qui l’avait prit sur sa monture n’eu pas le temps de lui demander grand-chose. Il c’était endormis juste après avoir récupérer son bien.

* * *

Depuis deux mois qu’il était arrivé à Arcani, le garçon c’était vu attribuer plein de chose que des gens très riche jugeaient important.
Tout d’abord, un nom. Il s’appelait à présent Nicolaï KalonErc’h. KalonErch’ à cause de la gravure dans la chevalière qu’il portait toujours accrochée autour de son cou et Nicolaï parce que le seigneur qui l’avait trouvé avait tenu à l’appelé comme ça. D’après se que l’enfant avait comprit, cet homme et sa femme avaient perdu leur fils quelques mois plus tôt. Un garçon qu’ils avaient appelé Nicolaï.
On lui avait donné des habit, retirer son long vêtement avec l’étrange oiseau (il avait apprit depuis que cette créature s’appelait un dragon et qu’elle faisait très peur à tout le monde). On avait aussi tenté de lui enlever sa grosse chevalière, mais il avait férocement mordu la main qui c’était approcher pour la lui prendre. Depuis, personne n’avait à nouveau essayé.

Il servait maintenant de marmiton. C’était un peut difficile comme travail, mais il ne pensait pas à se plaindre. Il s’était même fait des amis.
Cyrielle, une jeune femme un peut étrange par moment et qui vendait des herbes dans la ville. La plupart du temps, lorsqu’il se rendait chez elle, Nicolaï la regardait aplatir des pantes sous les conseils de sa mère ou l’écoutait parler des vertu curative de tel ou tel mélange. Elle était jolie et l’une des seule à s’intéresser vraiment à lui. les autres pour la plupart tentaient de savoir qui était ce curieux marmiton. Nicolaï était un peut triste de temps en temps lorsqu’il apercevait la mère d’Cyrielle. Il ne se rappelait plus de sa mère à lui. il ne se souvenait plus de rien qui ait précédé son réveil sur la plage. L’enfant parlait peut, mais la nuit, quelques larmes coulaient parfois de ses joues alors qu’il tentait désespérément de remplir le grand vide de sa mémoire.

La vie du garçon bascula un jour de printemps particulièrement agréable. Il ne faisait pas trop chaud, et un léger vent d’ouest rafraîchissait l’air. Une fois n’était pas coutume, le marmiton allait sur la place du marché. Il devait rapporter plusieurs choses pour le chef cuisinier d’Arcani. C’était important car on recevait le baron ce soir là. Enfin, se n’était pas vraiment lui qui commandait, c’était sa mère. Mais on recevait quand même le baron. Autant dire que les cuisines étaient comme en état de siège. On courait dans tout les sens et on cherchait à gagner le maximum de temps. Puisque Nicolaï était celui qui connaissait le mieux les marchands, c’était lui que le cuisinier avait envoyer pour qu’il récupère se dont ils auraient besoin.

Se furent des cris et un soudain attroupement qui attirèrent l’attention du garçon. Se frayant un passage parmi les gens déjà agglutiné, il fini par voir se qui se attirait tant l’attention.
Un écuyer et deux page du château étaient en train de frapper et de malmener quelqu’un qui, déjà à terre, tentait de se protéger la tête de leurs coups avec ses bras. Armé de bâton dont ils se servaient comme d’épées, ils torturaient la pauvre petite créature. C’était une fillette qui pleurait et pleurnichait. Elle suppliait qu’ils arrêtent et la laisse tranquille, mais les garçons n’étaient pas d’humeur à entendre ses suppliques. Au contraire, ces dernières les galvanisaient et ils frappaient de plus belle.

-Tu vas voir se qu’il en coûte de te moquer de moi catin, sorcière, hurla l’écuyer.

Le garçon regarda tout autour de lui. Personne n’allait intervenir. Ils allaient tous regarder cette fillette se faire massacrer comme si se n’était rien. Ce sentiment d’injustice donna envie à Nicolaï de vomir.
Le sang du jeune garçon se glaça lorsqu’il reconnu la malheureuse.
Cyrielle
A cet instant précis, le garçon lâcha son sac, répandant les commissions pour le chef cuisinier qu’il avait déjà fait sur le sol.
Il avança d’un pas, puis de deux.
L’un des pages l’arrêta en tendant son bâton devant lui d’un air menacent.

-Reste en dehors de cela bouseux, conseilla-t-il.

Nicolaï leva les yeux pour croiser le regard du page. Celui-ci était d’au moins deux ans plus âgé et mesurait bien une tête de plus que lui. Il détailla ensuite son adversaire pendant deux secondes et quelque chose jaillit dans son esprit. Comme s’il savait se qu’il devait faire. Son corps se rappela de réflexes qu’il avait acquis, mais que son esprit avait oublié.

Du plat de la main, Nicolaï dévia l’arme de bois, il se rapprocha de son adversaire, l’un de ses points le frappa au sternum. Le page se plia en deux et Nicolaï capta le son caractéristique d’un os fendu. Un coup sur la gorge, une suffocation légère. Le garçon tomba à genou, puis face contre terre en tentant de reprendre son souffle. Sans la moindre hésitation, Nicolaï lui asséna un coup de coude violent dans la mâchoire et le garçon s’effondra, inconscient.

Avant que les autres membres de la bande aient put faire quoi que se soit, Nicolaï avait récupérer le bâton de leur compagnon et le faisait tourner dans l’une de ses mains. Les trois adolescents et la foule des curieux regardaient l’enfant aux yeux d’acier. Pas un seul instant il n’avait marquer la moindre hésitation. Pas un seul instant depuis qu’il avait lâcher son sac son visage n’avait marquer la moindre expression. Il n’avait pas accordé le moindre regard au page qu’il avait assommé.

Le bâton tournait entre ses doigts comme s’il avait parfaitement l’habitude de le faire et que cela était commun pour lui. Soudain, l’arme de bois changea de main, mais continua à tourner avec la même aisance entre les doigts de Nicolaï.

-Qu’a-t-elle commis comme crime pour recevoir une telle correction, interrogea-t-il d’une voie neutre ?

Les autres enfants mirent quelques secondes à répondre.

-Qu’a-t-elle commis comme crime, répéta Nicolaï.

-Elle se moquait de nous avec ses herbes, nous disant que nous étions des poules mouillées, déclara l’écuyer. Personne ne se moque de moi impunément. Je suis le fi…

Il s’arrêta. Nicolaï approchait de lui l’épée haute. Tenue fermement dans sa main droite, l’arme de bois était menacente, mais bien moins que ce visage inexpressif et ces yeux gris qui le fixaient avec intensité.

Le compagnon de l’écuyer se jeta sur le garçon. Nicolaï ne leur accorda même pas l’obole d’un regard. Les coups s’enchaînaient d’une manière diabolique. Le jeune garçon se battait contre deux personnes sans vraiment les regarder. Il parait les coups, évitait les attaques comme s’il pouvait lire dans les pensées de ses adversaires.

Tout les deux se retrouvèrent bien vite à ramper au sol face à Nicolaï qui les dominait de toute sa taille. Ils avaient de gros bleu qui commençait à apparaître sur leurs mains ou leur visage. Mais le garçon ne semblait pas avoir décider qu’il en avait fini avec eux.

Il les assommas l’un après l’autre sans la moindre pitié d’un bon coup de bâton sur la tête et les laissa inconscient. Il lâcha son arme et se dirigea vers Cyrielle, toujours étendue sur le sol. Elle était inconsciente. Elle aurait même put paraître tranquillement endormie si de gros hématomes ne parcouraient pas sa peau. Nicolaï, toujours sans prononcer le moindre mot, la prit dans ses bras et banda ses muscles pour la soulever.

* * *

Les jours passèrent. Cyrielle se remit petit à petit de ses blessures.
Chaque fois qu’elle s’endormait, Nicolaï restait à la regarder dans son sommeil en adressant une prière à Néera afin que son amie ne meure pas. S’il y avait une personne qui, du point de vu de l’enfant, pouvait accomplir un tel miracle, c’était bien la belle déesse. Il alla même jusqu’à aller déposer un bouquet de pâquerette sur un autel qui lui était consacré. Les prêtres l’avaient regardé faire son offrande un peut intrigué. Mais après tout, qu’est-ce qu’un marmiton peut avoir à offrir qui plairait à une déesse ? Et puis, c’était des fleurs que les hommes offraient aux jolies dames. Pourquoi une déesse n’en voudrai-t-elle pas ?
Cyrielle guérit et Nicolaï ne manqua pas d’en remercier Néera en lui apportant un énorme bouquet de fleur.
Mais l’attitude de son amie avait changée vis-à-vis de lui. Elle ne regardait plus Nicolaï de la même manière. Elle semblait à présent un peut effrayée par le garçon. Pourtant, elle acceptait volontiers qu’il s’occuper d’elle.
Dans la ville, on ne le regardait plus de la même manière. A présent, il était l’objet de curiosité, de peur et de discutions. Le chef cuisinier évitait à présent de croiser son jeune marmiton.
Nicolaï se sentait plus seul encore qu’avant.
Pas de passé et pas d’espoir d’avenir.

Un jour, un serviteur alla le chercher et l’amena dans une vaste salle. Un homme se tenait en face de lui. Avant que Nicolaï n’est put dire quoi que se soit, l’homme se lança dans une longue tirade.

-Le garçon au dragon. Tu ne te souvient peut-être pas de moi, mais je me suis occupé de toi et c’est moi qui t’es amener ici sur mon cheval. Mon nom est Gregor de Hautetour. On peut dire que tu t’es distingué dernièrement. Certains des témoins de la scène prétendent maintenant que tu serais un héros des vieilles légendes réincarné dans un corps d’enfant. Personnellement, je n’ais jamais crut à tous ces contes de bonnes femmes. Tout se que je sais, c’est que tu as un potentiel très important pour se qui est du métier des armes. Aussi, voilà se que je te propose. Tu peux rester ici et avoir une existence des plus ordinaires ou venir avec moi et me servir d’écuyer. Se ne sera pas simple tout les jours, mais tu auras une vie bien plus exaltante que se que tu pourrais rêver ici. Que fais-tu ?

Nicolaï regarda l’homme avec un air décidé.

-Quand doit-on partir, demanda-t-il ?

* * *

Nicolaï partit le soir même. Les années qui suivirent furent, comme Gregor de Hautetour l’avait prédit, difficile. Ils devaient servir leur baron et leur roi. Nicolaï eu le privilège de rencontrer le baron lorsque celui-ci prit enfin officiellement ce titre et les responsabilités qui devaient y être liées. Cet homme lui imposa un certain respect, mais il ne le jugea pas plus longtemps que quelques secondes. Ses actes parleraient largement pour lui.
Nicolaï assista également au mariage du baron. Il ne put s’empêcher de penser que la jeune baronne était un peut jeune. Mais ce mariage était surtout politique. La lignée des de Hetalia traversait une passe difficile. Il fallait absolument un héritier et qu’une jeune noble à peine femme épouse un homme de presque dix années de plus était nécessaire. A partir de là, les considérations personnelles n’entraient pas en ligne de compte. Et puis, qui se serait soucié de l’avis d’un simple écuyer, même promis à un bel avenir et puis, quoi qu’on lui ait demandé, il aurait répondu que ce mariage était parfait. La beauté certaine de la nouvelle baronne d’Ysari allait parfaitement avec le charme strict et épuré du baron. Voir un tel couple valait largement le déplacement depuis Arcani. Au moins du point de vu de Nicolaï.

Lorsque Nicolaï fini par retourner à Arcani, après avoir passer un moment à se battre aux côtés des partisans du roi, il apprit que Cyrielle avait quitté la ville depuis deux ans déjà. Certains disaient qu’elle était morte, d’autre qu’elle s’était établie à Diantra. Certains même prétendaient qu’elle avait été enlevée par des Drows et servait à présent ses nouveaux maîtres au Puy. Elle avait juste laissée une chose que sa mère devrait remettre à Nicolaï quand celui-ci reviendrait. Un superbe tabard blanc sur lequel était brodé un grand dragon bleu.

Gregor se faisait vieux et il voulait à présent la tranquillité tant qu’il le pourrait. Bien sur, indéfectible soutient de son baron, il n’hésiterait pas à prendre les armes pour défendre celui-ci, mais il n’avait aucune envie de continuer à courir les champs de batailles comme un jouvenceau en quête d’exploit. Il laissait cela à Nicolaï et aux autres futurs chevaliers.

Ce matin, il fit appeler Nicolaï. Le jeune homme ne tarda pas à arrêter son entraînement pour rejoindre son maître. Depuis peut, il était devenu le nouveau seigneur d’Arcani. La dernière mission que lui avait confier Gregor l’avait empêché d’assister au tournoi organisé après la destitution et l’exécution des traîtres qui avaient trahit le baron d’Ysari et cela même s’il lui avait donner la mission immédiatement après avoir été nommé administrateur d’Arcani. Cela l’avait laissé d’assez mauvaise humeur, surtout que tout ceux à qui il en avait parlé lui avaient décrit le tournoi comme magnifique et plain de rebondissement (la joute entre le baron et un mystérieux chevalier de la baronne par exemple). Le jeune homme avait exprimé son mécontentement comme à son habitude. Pas de manière sonore, mais très clairement pour qui le connaissait un peut.

Afin de calmer l’humeur massacrante de son écuyer, Gregor lui avait promis de lui donner une chose qui lui ferait très certainement plaisir à son retour.

-Tien, Nicolaï, je veux que tu te rende à Ysari. J’ai un parchemin que je veux que tu remettre au baron en main propre. Dit que tu viens de ma part et il te recevra. Depuis la trahison de Marnar Fyriet et des autres il a besoin d’alliers à Arcani et je fais partit du nombre.

Nicolaï se mit en route le jour même, le pli cacheté dans une des fontes de son cheval. Il savait que Gregor n’avait pas oublié sa promesse, mais ce message devait être de la première importance. Le devoir passait avant tout et il n’avait pas un instant tenter de grogner ou de manifester son mécontentement. Gregor tiendrait sa promesse lorsque ses affaires seraient plus calmes. Mais pour l’instant, il devait remettre Arcani sur les bons rails. Tâche titanesque s’il en est. Il fila droit vers le nord est vers Ysari et ce fameux baron qu’il avait vu quelques années plus tôt.



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MessageSujet: Re: Nicolaï KalonErc'h   Mer 9 Nov 2011 - 7:19

Rebienvenue monsieur le bisounours sadique (ce surnom t'ira fort bien ^^)

Aure toute copitée jusque dans sa présentation... la rançon de la gloire sans doute. Razz
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Nicolaï KalonErc'h
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